Donald Trump voulait leur interdire l'accès aux Etats-Unis. Pour les musulmans américains, cette campagne présidentielle rime avec peur.

Une jeune fille revendique sa religion et sa nationalité durant la parade annuelle "Muslim Day Parade" qui a lieu en septembre à New-York
Une jeune fille revendique sa religion et sa nationalité durant la parade annuelle "Muslim Day Parade" qui a lieu en septembre à New-York © Reuters / Stephanie Keith

Après chaque attentat, après les tueries de San Bernardino ou d'Orlando, dont les auteurs avaient prêté allégeance au groupe Etat islamique, les musulmans disent constater une hausse des actes islamophobes.

Des menaces, des violences, des demandes de conseil. Chaque jour, cette antenne locale de CAIR, le conseil des relations islamo- américaines, la plus grosse organisation musulmane du pays à Orlando, en Floride, reçoit des dizaines d'appels. L'actualité est lourde. Une mosquée incendiée non loin le mois dernier. Une femme voilée agressée à New-York et à qui on a mis le feu. Pour CAIR, ces actes islamophobes sont en nette augmentation : jusqu'à 500% en un an, affirme l'association.

Dans ce contexte, l'association a du s'organiser, explique sa porte-parole, Rasha Moubarak : "Nos directeurs opérationnels proposent des entraînements de sécurité, y compris du tir actif. Vous savez, on espère que personne n'ait à utiliser pour de bon ces entraînements, bien sûr, mais c'est ce qu'il faut faire. Pour la prière du vendredi dans les mosquées, il y a des policiers de permanence. Et on encourage à signaler tout type de racisme ou de discrimination à l'école, car c'est quelque chose auquel beaucoup de jeunes musulmans doivent faire face"

Les musulmans ne représentent qu'un pour cent de la population aux Etats- Unis, leur vote est loin d'être décisif. Mais la place de l'islam en Amérique reste un des thèmes porteurs de cette élection, enflammée par les diatribes d'un Donald Trump qui a fait des musulmans une cible privilégiée.

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