Dans ces élections américaines, il y a ce rôle joué par les mouvements d’extrême droite, notamment le Klu Klux Klan dont le journal a affiché son soutien à Donald Trump.

Le KKK à Harrisburg en Pennsylvanie
Le KKK à Harrisburg en Pennsylvanie © Radio France / Claude Guibal

Un Donald Trump très ambigu, dont le programme reprend une partie des revendications de ces suprématistes blancs. Leur soutien n’est pas totalement formel, mais presque. C’est ce que les représentants de ces groupes ont dit à nos reporters Claude Guibal et Eric Audra qui les ont rencontrés devant le capitole de Harrisburg, en Pennsylvanie.

Salut nazis, cris de haine, et des hommes aux t-shirts ornés de cagoules blanches. Steven Hawyer, membre du Ku Klux Klan, explique qu'il "se bat pour sa race, pour son peuple".

J’ai le droit d’être fier d’être blanc, fier de mon héritage et fier d’où je viens.

La semaine dernière, le journal du Klan a officialisé son soutien à Donald Trump. Un soutien très embarrassant que l’équipe du candidat a rejeté et qualifié de répugnant. Uniforme et lunettes noires, Jef Scoop, lui, est le leader du mouvement national socialiste. "Le mouvement national socialiste ne soutient pas Donald Trump... de façon officielle."

Il dit des choses que nous soutenons et ça fait du bien de voir nos idées politiques devenir la norme. On aime qu’il parle de ces sujets, et c’est ça qui le rend si populaire.

En fait, dans cette foule, seul un homme dit rouler officiellement pour Trump. Son nom ? Arthur Jones. Figure culte chez les néo nazi américain. "Tant de gens ont perdu leur emploi à cause d’immigrés clandestins, et on ne veut pas ouvrir la porte de l’Amérique à des milliers de terroristes potentiels venus du Proche-Orient. On est là pour défendre les valeurs de la classe moyenne, et on veut rendre à l’Amérique sa grandeur !"

Derrière, des des bras tendus, encore, se lèvent. Il fait subitement très froid, sur les marches du capitole de Harrisburg.

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