Homme de l'ombre et conseiller le plus proche, Stephen Bannon est le chaînant manquant entre le candidat Républicain et la frange de droite extrême.

Stephen Bannon (à droite), le conseiller de l'ombre de Donald Trump
Stephen Bannon (à droite), le conseiller de l'ombre de Donald Trump © AFP / Mandel Ngan

Stephen Bannon est avec Donald Trump un peu ce que Patrick Buisson a pu être avec Nicolas Sarkozy ; un conseiller sulfureux à la fois idéologue, homme de l'ombre, connaisseur de la machine médiatique, et adepte des théories du complot. Il est dans l'organigramme officiel depuis le mois d'août et l'été catastrophique de Donald Trump, mais on apprend ces jours-ci qu'il le conseille régulièrement depuis l'annonce de sa candidature en juin 2015 et cette fin de campagne agressive, sans limite, et 100% anti-système y compris vis à vis des républicains est clairement signée Stephen Bannon.

Voilà donc l'apothéose pour cet homme qui a travaillé dans la banque chez Goldman Sachs, puis dans la production de documentaire à Hollywood avant de diriger le site internet de l'ultra-droite americaine Breitbart. Dès le début de la campagne, il met son site au service du candidat, en interne on parle de la Pravda de Trump ; c'est lui aussi qui lui souffle l'idée d'un voyage à la frontière mexicaine pour mettre en scène son mur et c'est surtout le grand ordonnateur du grand déballage des Clinton. Dimanche dernier avant le débat Breitbart met donc en ligne l'interview exclusive des accusatrices de Bill Clinton avec lesquelles Donald Trump s'affiche quelques heures plus tard.

Chaînon manquant

Stephen Bannon c'est en fait le chaînon manquant entre le candidat Republicain, tout sauf idéologue, et cette frange de droite extrême qui a trouvé une tribune chez Breitbart et qui profite de la candidature de Donald Trump pour sortir de la marginalité et trouver une légitimité.

Voilà donc le début du mois Bannon, il est désormais le plus influent dans le cercle autour du candidat, il sait que la défaite est probable, il parie quand même sur une démobilisation d'une partie de l'électorat Clinton si la campagne est trop sale et Donald Trump même perdant reste un missile efficace pour déstabiliser un parti Republicain considéré par Stephen Bannon comme trop mou et politiquement correct.

Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.