La petite phrase parfaitement placée pendant un débat présidentiel : Donald Trump et Hillary Clinton en rêvent, d'autres l'ont fait avant eux. Comme lors de l'automne 1984...

Débat entre Barack Obama et John McCain en 2008
Débat entre Barack Obama et John McCain en 2008 © Reuters / Gary Hershorn

Parfois, tout se joue sur une seule phrase. Hillary Clinton et Donald Trump, comme des dizaines de candidats avant eux, le savent bien. Cette fois, le contexte est un peu particulier : les deux candidats sont plus âgés que la plupart de leurs prédécesseurs (68 ans pour Clinton, 70 ans pour Trump). Ils ne se le reprocheront pas mutuellement, mais ça n'a pas toujours été le cas...

Cette question de l'âge, un président l'avait tranchée avec beaucoup de talent. En 1984, Ronald Reagan, candidat à sa réélection, est face à son adversaire Walter Mondale. Arrive le thème qui est dans toutes les têtes : celui de l'âge du président sortant, 73 ans à l'époque. Le journaliste lui demande si son âge peut être un problème, notamment en cas d'extrême urgence comme a pu l'être la crise des missiles de Cuba, sous la présidence de JF Kennedy. Reagan parvient alors à retourner la question contre son adversaire :

Je ne ferai pas de l'âge un thème de cette campagne. Je n'exploiterai jamais, pour des raisons politiques, la jeunesse et l'inexpérience de mon adversaire.

La salle applaudit, même Mondale ne peut s'empêcher de rire : pour Reagan, l'élection est déjà presque gagnée : il sera réélu deux semaines plus tard.

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