Une vingtaine de dissidents chinois ont été arrêtés ces dernières semaines selon Human Rights in China.
Une vingtaine de dissidents chinois ont été arrêtés ces dernières semaines selon Human Rights in China. © CHINAFOTOPRESS/MAXPPP / Cui Hao

A l’approche du 25e anniversaire du massacre de Tiananmen, les interpellations de dissidents se multiplient en Chine. Une manifestation est prévue ce dimanche à Paris.

Ils sont avocats, universitaires ou journalistes. En tout, une vingtaine de personnes, dont l’avocat Pu Zhiqiang, ont été arrêtés ces dernières semaines, selon l’organisation [Human Rights in China](http://www.hrichina.org/en/restrictions-detentions-and-disappearances-june-4-2014 ), basée aux Etats-Unis. Leur crime : avoir rencontré Tang Jingling, défenseur bien connu des droits de l’homme, ou encore s’être rendu à un séminaire sur le massacre de Tiananmen.

Toute évocation des événements de la nuit du 3 au 4 juin 1989 reste interdite en Chine. Ce jour-là, sur cette place de Pékin, les chars réprimaient violemment les manifestations d’ouvrier et d’étudiants qui réclamaient la démocratie.

Ce dimanche, à Paris, les anciens de Tiananmen, des associations de défenses des droits de l’homme et des universitaires se rassemblent à 16h place du Trocadéro. Ils réclament la libération des prisonniers chinois.

Paranoïa du pouvoir

Une pétition a également été lancée par des intellectuels. Parmi eux, le chercheur Michel Bonnin. Ce spécialiste de la Chine contemporaine voit dans cette répression le signe que le massacre n’est pas totalement effacé des mémoires.

Michel Bonnin, au micro de Dominique André

Le pouvoir n’a pas oublié. Il met en place tout un système de répression un mois avant la commémoration, pour que personne n’ose en parler.

Le secrétaire général d’Amnesty International, Salil Shetty s’est également élevé contre la position adoptée par le nouveau président chinois Xi Jinping sur le sujet, regrettant qu’il « préfère la répression à la réforme ». L’organisation de défense des droits de l'homme a démandé à Pékin d’ouvrir une enquête sur les événements sanglants de Tiananmen.

Pour signer la pétition : 6beijing25@gmail.com

Mots-clés: