Opération Barkhane au Sahel
Opération Barkhane au Sahel © REUTERS/Joe Penney / REUTERS/Joe Penney

Le Premier ministre français, en déplacement à N'Djaména au Tchad apointé du doigt la présence de djihadistes qui nouent des liens avec les extrémistes de l'Etat islamique (EI) au sud de la Libye.

Manuel Valls, en visite au Tchad, s'est entretenu pendant 45 minutes avec le président Idriss Déby avant de visiter une base des forces françaises qui participent à l'opération Barkhane, près de l'aéroport de la capitale tchadienne.

Oui, le sud de la Libye est le sujet de préoccupation majeur.

Les autorités françaises regardent "avec attention et inquiétude" les liens qui apparaissent ces temps-ci entre des "groupes terroristes" présents dans cette région et l'EI "à travers toute une série de communiqués", a-t-il expliqué.

Nous avons tous entendu des déclarations d'allégeance de groupes qui sont aussi bien au nord qu'au sud de la Libye, déclarations d'allégeances à Daesh. Je ne sais pas si cela se traduit d'une manière ou d'une autre mais c'est un sujet d'inquiétude.

Les autorités françaises sont également conscientes que des éléments aujourd'hui en Syrie et en Irak sont susceptibles de revenir dans cette région, a-t-il ajouté. Le Premier ministre français a estimé que le Tchad était un facteur de stabilité dans la région et souligné que la France entendait continuer à le soutenir. Il a qualifié les relations franco-tchadiennes d'"exceptionnelles".

Elles reposent sur un partenariat stratégique évidemment, sur le plan de la sécurité, de la lutte contre le terrorisme, sur une analyse commune des périls et des menaces.

Il est ensuite allé à la rencontre des soldats français et s'est fait briefer sur l'opération Barkhane qui a pris la suite de Serval, intervention militaire lancée au Mali par la France en janvier 2013 pour stopper une offensive djihadiste. Dans un discours adressé aux soldats français, Manuel Valls a déclaré que leur action devrait être poursuivie "sans relâche" et "le temps nécessaire".

Nous devons mener inlassablement cette guerre contre le djihadisme, contre le terrorisme, contre cette nouvelle barbarie qui recrute, embrigade sur notre propre territoire. C'est une guerre globale, un défi lancé à notre époque. Nous avons le devoir impérieux de le relever, de ne pas céder.

Barkhane mobilise 3 000 militaires dont la mission, en partenariat avec les pays du G5 Sahel, est de lutter contre les groupes armés terroristes dans la bande sahélo-saharienne. Après le Tchad, Manuel Valls était attendu au Niger, où il devait rencontrer le président Mahamadou Issoufou.

L'opération Barkhane
L'opération Barkhane © Radio France
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