Après 4 mois de négociations infructueuses, Alexis Tsipras, le Premier ministre grec, rencontre ce soir à Bruxelles Jean-Claude Juncker, le président de la Commission européenne, des représentants de la Banque centrale européenne (BCE) et du Fonds monétaire international (FMI).

Alexis Tsipras à la tribune
Alexis Tsipras à la tribune © MaxPPP/EPA/Asimela Pantzartzi

Une rencontre qui n’aboutira pas nécessairement à un accord finalisé dans la foulée, mais qui doit faciliter les négociations entre la Grèce et ses créanciers.

Les Grecs attendent toujoursle déblocage d’une tranche de prêts de 7,2 milliards d’euros ; une somme vitale alors quele pays doit rembourser ce vendredi 300 millions d'euros au FMI.

Le versement de cette tranche de prêts est prévu depuis le deuxième plan d'aide accordé au pays en 2012, mais les créanciers le soumettent à une liste de réformes relevant d’une politique d’austérité.

Nouvelles bases de discussions

En début de semaine, plusieurs responsables européens et la patronne du FMI, Christine Lagarde, ont établi au pied levé un nouveau plan, qui servira de "base" aux discussions, selon Berlin.

Les détails ont très peu filtré mais on sait qu'il prévoit de repousser l’âge du départ à la retraite et de nouvelles privatisations en Grèce.

De son côté, le Premier ministre grec, Alexis Tsipras, présentera ce soir ses propres propositions, qui tiennent sur une cinquantaine de pages. Athènes promet notamment de faire baisser le nombre de départs en retraite anticipés et de lever 950 millions d'euros en réformant la TVA.

Empêcher un "Grexit"

Des propositions qui rendent François Hollande positif sur l’issue d’un accord. Le président français s'est entretenu cet après-midi avec Alexis Tsipras et la chancelière allemande Angela Merkel, il s'exprimait ce mercredi après-midi en marge d'une réunion de l'OCDE, à Paris.

Nous sommes à quelques jours, (...) même à quelques heures d'un possible règlement pour la Grèce.

► ► ► Ecoutez François Hollande

20 sec

Hollande à propos de la Grèce

Mais le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble, a lui affirmé quasiment au même moment que les propositions de réformes d'Athènes confirmaient son pessimisme sur la possibilité d'un accord rapide entre la Grèce et ses créanciers.

Pourtant, malgré les dissensions, ni la France, ni l’Allemagne ne souhaitent un "Grexit".

Ces deux pays estiment qu’une sortie de la Grèce de la zone euro créerait un précédent catastrophique et porterait un coup dur à la monnaie unique.

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