Visite historique de John Kerry à Hiroshima.
Visite historique de John Kerry à Hiroshima. © Reuters / Jonathan Ernst

Les chefs de la diplomatie des pays du G7 démarrent ce dimanche une réunion de deux jours à Hiroshima. L'ordre du jour était éclipsé par la visite de John Kerry dans cette ville où 140.000 personnes sont mortes au cours du premier bombardement atomique de l'Histoire.

Le secrétaire d'Etat américain est le plus haut responsable gouvernemental des Etats-Unis à avoir jamais visité Hiroshima.

Lundi, il se rendra au musée du Mémorial pour la paix. Ensuite, il devrait rendre hommage aux 140.000 victimes du bombardement américain du 6 août 1945.

Pas d'excuses ou de regrets

Il n’est pas question d’exprimer des excuses ou des regrets. Le sujet est ultrasensible et John Kerry est resté évasif dans une interview à la presse locale : "Oui, les Etats-Unis sont engagés depuis longtemps pour un désarmement nucléaire mondial", rappelant au passage que : "le président Obama avait promu cet objectif", dans un discours à Prague en avril 2009.

Le Japon est le seul pays à avoir été la cible d'attaques atomiques. A l'issue de la rencontre, un document devrait être publié et devrait rester dans les annales comme "la déclaration d'Hiroshima".

Obama pourrait venir à Hiroshima

"A cette occasion, je veux adresser un message fort pour la paix et un monde sans armes nucléaires", a expliqué monsieur Kishida lors de la cérémonie d'ouverture. Pour le maire d’Hiroshima, cette visite fait naitre l’espoir de faire "comprendre la réalité de la bombe atomique".

Les Etats-Unis ne se sont jamais excusés pour ces bombardements, convaincus qu’ils étaient nécessaires pour stopper la guerre. Le président américain Barack Obama pourrait venir à Hiroshima, à l'occasion de son voyage au Japon fin mai.

Une réunion du G7, placée sous haute sécurité

Cette réunion du G7, placée sous haute sécurité, donne le coup d'envoi à une série de rendez-vous ministériels avant le Sommet. Les chefs de la diplomatie aborderont également "la question du terrorisme, et toutes les situations de crise, la Syrie, la Libye et puis la menace de la Corée du Nord", a expliqué Jean-Marc Ayrault, ministre des Affaires étrangères du gouvernement français.

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