Raul Castro à la tribune du Soccer City Stadiul
Raul Castro à la tribune du Soccer City Stadiul © Capture d'écran

Le président cubain, Raul Castro, entame ce lundi une visite d'Etat en France. Une première historique, qui devrait déboucher sur la signature d'accords économiques dans les domaines du tourisme, des transports et du commerce équitable.

L'Arc de Triomphe à Paris, pavoisé aux couleurs du drapeau cubain. Pour la première fois dans l'Histoire, un président cubain, Raul Castro, va avoir droit aux honneurs prévus pour les visites d'Etat. Dernier acte du processus denormalisation des relations entre plusieurs pays occidentaux et l’île communiste , cette visite doit aussi permettre de jeter les bases d’une coopération économique entre la France et Cuba.

Renforcer la présence des entreprises françaises à Cuba

Paris veut renforcer la présence des entreprises françaises dans un pays s'ouvrant progressivement à l'économie de marché. Porte d'entrée sur l'Amérique latine, l'île est riche en trésors touristiques et main-d'oeuvre qualifiée. Principal créancier de Cuba, la France oeuvre notamment pour convertir une partie de la dette cubaine en financements de projets . Un accord bilatéral pourrait être signé cette semaine.

Le gouvernement veut accroître sa présence sur le marché cubain dans des secteurs stratégiques tels que la construction, l’énergie mais aussi le tourisme. En mai dernier, cinq mois après le dégel des relations américano-cubaines, François Hollande s'est rendu à La Havane, devançant tous les chefs d'Etat occidentaux. Car la France, dixième partenaire économique de l'île, n'est pas seule à convoiter ce nouveau marché . Les États-Unis, troisième partenaire commercial de Cuba, et surtout le Venezuela et la Chine sont aussi lancés dans cette course aux investisseurs.

►►►Des investisseurs étrangers qui bénéficient notamment d'exonérations d'impôts, contrairement aux entrepreneurs cubains. Les précisions d'Olivier Poujade.

Critiqué pour avoir rencontré l'ex-président Fidel Castro en mai, François Hollande devrait rester discret sur la question des droits de l'Homme. Une source diplomatique française assure toutefois que les deux chefs d'Etat devraient en "discuter".

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