François Hollande s'exprime depuis l'Elysée après la disparition du AH5017
François Hollande s'exprime depuis l'Elysée après la disparition du AH5017 © MaxPPP

L'épave de l'avion d'Air Algérie a été retrouvée au Mali. 118 passagers et membres d'équipage, dont 54 Français sont morts dans le crash qui reste inexpliqué. Les experts du Bureau d'enquêtes et d'analyses (BEA) sont attendus sur les lieux.

Quelques heures après la localisation de l'épave du vol AH5017, le temps du deuil et de l'enquête est arrivé. L'appareil a été repéré dans la région de Gossi au Mali, près de la frontière avec le Burkina Faso. L'avion d'Air Algérie transportait 118 personnes de Ouagadougou au Burkina à Alger.

Une réunion de crise a eu lieu ce matin à l'Elysée en présence de François Hollande et de plusieurs de ses ministres. A son terme, le chef de l'Etat s'est exprimé, solennellement.

Il n'y a, hélas, aucun survivant. Je partage la douleur des familles qui vivent une épreuve terrible. Elles seront accueillies demain au Quai d'Orsay pour disposer de toutes les informations auxquelles elles ont droit.

L'enquête va devoir déterminer les causes de cette catastrophe aérienne. François Hollande annonce qu'une boîte noire a déjà été récupérée et envoyée à Gao pour être examinée "dans les meilleurs délais".

Il rencontrera demain après-midi les familles des victimes françaises au Quai d'Orsay, en présence de plusieurs ministres du gouvernement, dont Laurent Fabius, le ministre des Affaires étrangères, et celui de la Défense Jean-Yves Le Drian.

Fleur Pellerin, la secrétaire d'Etat aux Français de l'étranger, était quant à elle à Ouagadougou . Elle a rencontré à l'aéroport des familles des 23 Burkinabè ayant péri dans le crash de l'avion. A l'issue d'une réunion de la cellule de crise mise en place au Burkina Faso, elle a déclaré qu'il n'y avait pas de personnes suspectes à bord.

D'après les enquêtes menées à la fois par les autorités burkinabè et par ce que nous savons côté français, il n'y avait pas de personnes suspectes parmi les personnes enregistrées à bord. Mais, pour avoir des certitudes, il faudra attendre que l'enquête puisse se dérouler sur place"

Les experts du Bureau d'enquêtes et d'analyses (BEA) sont attendus sur le site du crash. De nombreux militaires - dont les Français - ont déjà investi les lieux.Le point à 19 heures avec Géraldine Hallot

France Télévision a tourné les premières images des débris de l'avion. Ces derniers sont difficilement identifiables

Hypothèse météorologique privilégiée

Le gouvernement dit n'exclure aucune hypothèse pour expliquer les causes du crash du Mac Donnell Douglas MD-83 d'Air Algérie. François Hollande évoque "notamment des hypothèses climatiques mais nous n'écartons aucune hypothèse".

Ce que l'on sait déjà, c'est que les débris de l'avion sont concentrés sur un espace limité, mais il est encore trop tôt pour tirer les conclusions

La zone que survolait l'avion est connue pour ses violents orages. C'est ce qu'explique Dominique Raspaud, de Météo France. Elle était l'invitée du journal de 13 heures d'Olivier Bénis :

Les deux pilotes espagnols sont pourtant décrits comme "très expérimentés" par le syndicat de pilotes Sepla. L'équipage avait par ailleurs déjà effectué cinq voyages sur la ligne Alger-Ouagadougou avec cet avion.

L'hypothèse terroriste n'est pas écartée

Le gouvernement ne peut exclure ce scénario pour l'instant. Si la possibilité d'un tir depuis le sol paraît "impossible" selon Frédéric Cuvillier, le secrétaire d'Etat aux transports, un engin explosif a pu être embarqué à bord. Les explications de Philippe Hugon, directeur de recherches à l'Institut de relations internationales et stratégiques, au micro d'Olivier Bénis.

►►►A VOIR|Les analyses de Michel Polacco, spécialiste aéronautique de Radio France et d'Antoine Glaser, fondateur de la Lettre du Continent

Drame humain

Il n'y a donc aucun survivant. Parmi les victimes figurent 54 Français, selon le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius.

21 familles sont concernées. Dix personnes d'une même famille de Rhône-Alpes se trouvaient à bord. Une autre famille de Creuse revenait d'un séjour au Burkina Faso. Le père de famille tenait une pharmacie à Guéret.

Ce vendredi, son associé Jacques Dupré, a décidé d'ouvrir son commerce malgré tout, pour lui rendre hommage

L'évolution du nombre de morts en avion
L'évolution du nombre de morts en avion © Idé
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