Drapeaux en berna à la Mairie de Toulouse
Drapeaux en berna à la Mairie de Toulouse © MaxPPP/La dépêche du Midi/Thierry Bordas

Alors que les boîtes noires du vol AH 5017 sont arrivées lundi en France, à l'Élysée, comme sur tous les autres bâtiments publics de France, les drapeaux sont en berne pour trois jours. Cet hommage aux victimes du crash du vol Air Algérie AH 5017 a été décidé samedi par le président de la République à l'issue de sa rencontre avec les familles des disparus.

François Hollande a réuni lundi matin, et pour la quatrième fois en cinq jours plusieurs membres du gouvernement pour faire un nouveau point de situation sur la catastrophe aérienne du vol d'Air Algérie AH 5017.

L'Elysée précise que cette réunion avait pour but "de revenir sur la rencontre avec les familles et les proches des victimes organisée samedi au ministère des Affaires étrangères et de faire un nouveau point sur le déploiement des équipes et la situation sur les lieux du crash".

Les boîtes noires sont arrivées en France

Les deux boîtes noires de l'appareil, un McDonnell Douglas MD-83, sont arrivées ce lundi en France pour être analysées. Elles sont désormais entre les mains de six enquêteurs du Bureau d'enquêtes et analyses (BEA) qui ont pu rapidement extraire les données de l'enregistreur de paramètres. Leur étude et celle des conversations dans le cockpit qui y sont enregistrées devraient permettre aux enquêteurs d'en savoir plus sur les circonstances de l'accident. Leur analyse "prendra peut-être plusieurs semaines", a indiqué lundi le secrétaire d'Etat français aux transports Frédéric Cuvillier.

Le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius a précisé que l'équipage de l'avion avait demandé à "rebrousser chemin" avant que le contact ne soit perdu. Il a également affirmé que la météo était "mauvaise". "Toutes les hypothèses seront examinées dans le cadre de l'enquête. Ce que nous savons d'une façon certaine, c'est que la météo était mauvaise cette nuit-là, que l'équipage de l'avion avait demandé à se dérouter, puis à rebrousser chemin, avant que le contact ne soit perdu", a déclaré le ministre.

Laurent Fabius fait un point sur l'enquête au micro de Benjamin Illy

Un difficile recueil des dépouilles

Le ministre des Affaires étrangères a insisté sur la difficulté à récupérer les dépouilles des victimes, comme le président, François Hollande, s'y est engagé. "Le recueil des dépouilles des victimes est engagé. Il se fait dans des conditions extrêmement difficiles. Les restes sont pulvérisés, la chaleur accablante", a-t-il expliqué.

Sur les lieux du drame, situés dans la zone de Gossi, à environ 100 km de Gao au Mali, les investigations se poursuivent. Elles pourraient durer "plusieurs semaines, voire plusieurs mois", selon le chef du BEA français, Rémi Jouty. Quelque 200 militaires français sont déployés sur le site pour le sécuriser, accompagnés par des forces maliennes et de l'ONU.

Laurent Fabius évoque la difficile récupération des dépouilles au micro de Benjamin Illy

Samedi, le président de la République avait rencontré pendant près de trois heures les familles des 54 victimes françaises du crash. A l'issue de la rencontre, le chef de l'Etat a annoncé que les familles pourraient prochainement se rendre sur les lieux de la catastrophe. Il a également annoncé qu'une stèle sera érigée en hommage aux 118 passagers qui ont trouvé la mort dans le crash.

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