Israël s'est ému de la résolution votée vendredi par l'ONU ordonnant de cesser la colonisation en Palestine, grâce à l'abstention historique des Etats-Unis.

En choisissant de s'abstenir, Barack Obama marque un coup symbolique mais sans réelles conséquences.
En choisissant de s'abstenir, Barack Obama marque un coup symbolique mais sans réelles conséquences. © AFP / MANDEL NGAN

Pour la première fois depuis 1979 le Conseil de sécurité de l'ONU a demandé à Israël de cesser la colonisation dans les Territoires palestiniens et à Jérusalem-Est, dans une résolution permise par la décision des Etats-Unis de ne pas utiliser leur droit de veto.

Alors qu'ils ont toujours soutenu Israël jusqu'ici sur ce dossier très sensible, les États-Unis de Barack Obama ont choisi de s'abstenir vendredi, permettant l'adoption du texte grâce au vote des quatorze autres membres du Conseil ont voté en faveur de ce texte initialement proposé par l'Egypte.

Une décision symbolique rapidement remise en cause par Donald Trump

Ce dossier international se double d'une divergence marquée entre l'administration américaine sortante de Barack Obama et le président élu des Etats-Unis Donald Trump. Mais parce qu'elle arrive très tardivement, cette décision de Barack Obama de laisser voter la résolution n'aura pas de réelle conséquence, comme l'explique le géopolitologue Pascal Boniface au micro de Jacques Monin.

Donald Trump, qui était d'ailleurs intervenu avec succès auprès du président égyptien Abdel Fattah al-Sissi pour reporter le vote sur ce texte, initialement prévu jeudi, a rapidement cherché à rassurer les alliés israéliens après l'adoption vendredi : "Les choses seront différentes à l'ONU après le 20 janvier", date de son entrée en fonctions, a-t-il twitté.

Israël rejette la résolution

La Jordanie a salué samedi l'adoption de cette résolution comme une décision "historique". Le texte adopté vendredi exhorte Israël à "cesser immédiatement et complètement toute activité de colonisation en territoire palestinien occupé, dont Jérusalem-Est". Même réaction victorieuse du porte-parole de la présidence palestinienne Nabil Abou Roudeina, qui a estimé vendredi que cette résolution était "un grand camouflet" pour Israël.

L'Etat hébreu a en revanche averti qu'il "rejetait cette résolution anti-israélienne honteuse des Nations unies et ne s'y conformerait pas".

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