Theresa May juge que le retrait des licences de chauffeurs VTC pour Uber dans la capitale britannique menace 40 000 emplois. Pourtant, Uber n'y est pas la seule plateforme de VTC.

Le patron d'Uber rencontrera mardi à Londres les représentants des transports londoniens pour discuter du renouvellement de sa licence dans la capitale britannique
Le patron d'Uber rencontrera mardi à Londres les représentants des transports londoniens pour discuter du renouvellement de sa licence dans la capitale britannique © Maxppp / WILL OLIVER/EPA/Newscom

Theresa May a jugé jeudi que la décision de retrait de licence à Uber à Londres met en péril des dizaines de milliers d'emplois. "D'un trait de crayon, ce que le maire a fait c'est mettre en danger 40.000 emplois et bien sûr causer du tort aux 3,5 millions d'utilisateurs d'Uber", a affirmé la Première ministre britannique dans un entretien à la BBC diffusé jeudi.

L'autorité des transports de Londres (TfL) a retiré vendredi dernier la licence d'Uber, qui a annoncé son intention de faire appel. La décision de la TfL, motivée par des considérations de sécurité publique et approuvée par le maire travailliste de Londres, Sadiq Khan, est censée entrer en vigueur le ce dimanche 1er octobre.

Uber a trois semaines pour faire appel et une pétition pour son maintien rassemble plusieurs centaines de milliers de personnes.

Des chauffeurs VTC qui multiplient les plateformes

Pour autant, Uber n'est pas le seul VTC existant en Grande-Bretagne et les chauffeurs non taxis ont souvent l'habitude de travailler avec plus d'une plateforme de réservation. A l'annonce, le 22 septembre dernier, du retrait de licence pour Uber, plusieurs médias britanniques ont listé les alternatives qui s'offrent pour les 3,5 millions d'utilisateurs d'Uber.

Parmi elles, il faut noter le cas particulier des 17 000 taxis noirs de MyTaxi, dont certains utilisent aussi Uber selon techworld, car la compagnie VTC avait offert une option de réserver un taxi directement via l'application Uber, "UberTaxi", permettant aux chauffeurs de "black cabs" d'effectuer des dizaines de milliers de courses grâce à Uber. Cette fonctionnalité avait été désactivée en mars dernier.

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