l'extradition vers la suède de julian assange confirmée par la cour suprême britannique
l'extradition vers la suède de julian assange confirmée par la cour suprême britannique © reuters

Tafta (TTIP en anglais), c'est le nom du nouveau traité commercial en négociation entre l'Europe et les Etats-Unis. Les discussions ont commencé en 2013 mais restent très secrètes. Wikileaks propose de donner 90 000 euros à celui qui lui en fournira une copie.

Avant même leur signature, ces accords sont déjà très décriés, des deux côtés de l'Atlantique. Il s'agit d'harmoniser les règles du commerce entre l'Union européenne et les Etats-Unis. Si les députés européens ont obtenu plus de transparence sur les discussions, en insistant sur la diversité cutlurelle ou la protection de la vie privée, les accusations contre la méthode des négocations, elles, se sont multipliées.

Une partie des documents sous haute sécurité

C'est vrai, quelques textes sont disponibles sur le site de la Commission européenne. D'autres ont fuité. Mais certains, qui sont pourtant la base de travail pour les parlementaires, sont conservés bien à l'abri, consultables sous haute surveillance à l'ambassade américaine. Et ce n'est pas du goût de tous les eurodéputés.

Wikileaks surfe sur cette vague anti-TAFTA et propose une récompense de presque 90 000 euros (100 000 dollars). Une somme qu'elle doit d'abord récolter, d'où l'appel au dons lancé par le site. Et il connaît déjà un certain succès.

Les explications de Marion L'Hour, du service économie.

Et l'appel convainc déjà des donneurs célèbres. L'ancien ministre grec des Finances, Yannis Varoufakis, ou encore la créatrice de mode Vivienne Westwood. Pour Julian Assange, il s'agit surtout de mobiliser l'opinion, seul moyen de contrer les discussions en cours. Le fondateur de Wikileaks se vante d'avoir déjà fait rejeter en 2012 l'Acta, un autre accord commercial transatlantique.

Les lanceurs d'alerte ont un peu de temps, la négociation du traité transatlantique ne devrait pas s'achever avant mi 2016. Le Conseil européen et le Parlement européen devront ensuite ratifier ou non l'accord.

Opération quasi irréalisable

Le secret qui entoure ces négociations est extrêmement bien gardé et seules quelques personnes ont accès aux "textes consolidés". Or, il est peu probable que les hauts fonctionnaires européens et américains acceptent de faire fuiter ces documents. De même pour les ministres. D'ailleurs, Yannis Varoufakis était lui-même ministre des Finances pendant six mois en Grèce et ne transmet pas ces informations.

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