Washington interdit les ordinateurs et les tablettes en cabines pour les passagers en provenance de huit pays du Moyen-Orient. Londres suit cette initiative.

La compagnie aérienne Emirates est la principale concernée par cette restriction.
La compagnie aérienne Emirates est la principale concernée par cette restriction. © Maxppp / Jean-Luc Flémal

Il y a eu les décrets pour interdire la venue sur le sol américain des ressortissants de certains pays musulmans. Mais la justice s’y est opposée. Voilà maintenant l’interdiction des ordinateurs et des tablettes en vol pour les voyageurs qui viennent de huit pays du Moyen-Orient.

Washington invoque des risques d’attentats et prend en compte les dangers que constituent les artificiers d’Al Quaïda au Yémen. La mesure n’est pas présentée comme une alternative au décret de Donald Trump concernant l'immigration des ressortissants de pays musulmans mais comme un degré supplémentaire dans le renforcement de la sécurité aéronautique depuis les attentats du 11 septembre.

Des pays alliés des États-Unis concernés

Les ordinateurs, tablettes, téléphones et appareils photos devront rester en soute. Aucun des pays de la liste du décret controversé n’est concerné. Le critère c’est la densité du trafic aérien et on y trouve d’ailleurs essentiellement des pays alliés des Etats-Unis : Arabie Saoudite, Koweït, Quatar mais aussi la Jordanie et le Maroc.

Les compagnies aériennes concernées dont la principale, Emirates, ont été prévenues lundi. Cette restriction doit rentrer en vigueur samedi. Elle concernera une cinquantaine de vols quotidiens vers les États-Unis mais ne s’appliquera pas au départ des aéroports américains.

Londres suit Washington et prend des mesures similaires sur les vols de compagnies aériennes en provenance de cinq pays arabes et de Turquie.

« Electronic ban » américano-britannique sur les vols depuis le Moyen-Orient
« Electronic ban » américano-britannique sur les vols depuis le Moyen-Orient © Visactu /
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.