Dans le même week-end, la candidate démocrate à la Maison Blanche a dû s’excuser auprès des électeurs de Donald Trump, avant d’interrompre sa campagne à cause d'une pneumonie.

H.Clinton a annulé deux jours de déplacements de campagne, après l'annonce de sa pneumonie
H.Clinton a annulé deux jours de déplacements de campagne, après l'annonce de sa pneumonie © Reuters / Brian Snyder

La candidate démocrate à la Maison Blanche Hillary Clinton, bientôt 69 ans, était sous pression lundi pour s'expliquer sur sa santé et le malaise qui a forcé son équipe à révéler qu'elle souffrait d'une pneumonie, après deux jours de secret. Le diagnostic a été révélé dimanche après un malaise dû à la déshydratation : le matin, elle avait quitté précipitamment la cérémonie d'hommage aux victimes du 11-Septembre à New York pour un malaise présenté comme un "coup de chaud", selon son médecin. L'incident, visible dans une vidéo, s'est répandu comme une trainée de poudre sur Twitter :

Quelques heures après, elle est apparue tout sourire, debout et disant qu'elle se sentait bien. Après de longues heures de silence, son équipe a finalement publié un communiqué du médecin personnel d'Hillary Clinton, déclarant qu'elle était réhydratée, mais que la candidate était traitée par antibiotiques pour une pneumonie. Elle a annulé tous ses déplacements de campagne prévus lundi et mardi.

Une aubaine pour ses détracteurs

Son adversaire républicain Donald Trump, 70 ans, avait déjà sauté sur l’occasion avant la révélation du diagnostic : il accuse sa rivale, en tête des sondages, de manquer d'énergie et d'avoir besoin de constamment se reposer. Les détracteurs de Clinton se frottent les mains : cela fait plusieurs semaines que dans son camp, Donald Trump fait courir les plus folles rumeurs sur sa santé, comme le raconte Frédéric Carbonne, notre correspondant à Washington :

Les défenseurs d'Hillary Clinton soulignent que le jour de son diagnostic elle a participé à deux réceptions de levée de fonds, une réunion sur la sécurité nationale et une conférence de presse, et qu'elle a accordé une interview. Samedi, elle a participé à une réception de levée de fonds.Preuve, selon eux, que la sexagénaire est une force de la nature.

Le républicain Trump avait de toute façon déjà profité du faux-pas de la candidate Clinton, qui a qualifié, vendredi soir lors d'une réception de levée de fonds, la moitié des électeurs de Trump de "panier de pitoyables", "racistes, sexistes, homophobes, xénophobes, islamophobes".Elle a regretté ses paroles samedi, mais trop tard pour apaiser la fureur des républicains.

Polémique relancée sur l’âge des candidats

Certains rappelaient que le président George H. W. Bush s'était effondré en vomissant sur le Premier ministre japonais en 1992, terrassé par une gastroentérite, et qu'en 2002, George W. Bush avait brièvement perdu connaissance après s'être étranglé avec un pretzel.

Cet incident relance néanmoins la polémique  sur l’âge des candidats à la Maison Blanche : même le Los Angeles Times a écrit : "N'oublions pas que jamais que des candidats aussi âgés n'ont voulu diriger ce pays", et ajoute que la pneumonie est une infection banale, sauf chez les personnes de plus de 65 ans...

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