edward snowden proposé pour le prix nobel de la paix
edward snowden proposé pour le prix nobel de la paix © reuters

Les responsables du renseignement américains semblent de plus en plus convaincus. Les journalistes ont trouvé un nouvel informateur dans leurs rangs. Le site en ligne The Intercept a publié récemment un document confidentiel montrant l'ampleur de la liste des personnes sous surveillance des services américains de l'antiterrorisme.

The Intercept a été créé par le journaliste Glenn Greenwald et a travaillé avec l'ancien consultant de la NSA Edward Snowden. Edward Snowden, aujourd'hui réfugié en Russie, est à l'origine des révélations sur l'ampleur de la surveillance organisée par la NSA américaine et le GCHQ britannique, provoquant un scandale planétaire.

L'hypothèse Edward Snowden

Ce document étant daté d'août 2013, certains médias avancent l'hypothèse d'une deuxième affaire Snowden et de l'existence d'un nouveau "lanceur d'alerte" dans le milieu du renseignement. Mais il ne s'agit bien que d'une hypothèse. Edward Snowden a quitté son poste à la NSA en mai 2013, avant de confier à Greenwald les milliers de documents confidentiels.

Sur les documents récemment publiés, un graphique avec la mention "secret" montre que 680 000 noms sont "suivis avec attention" dans la base TSBD (Terrorist Screening Database). C'est à dire qu'ils sont suspectés par les responsables américains d'être impliqués à travers le monde dans des activités en lien avec le terrorisme. Sur ce total, 280 000 personnes "n'ont pas d'affiliation reconnue à un groupe terroriste" tandis que les 400 000 autres sont soupçonnées d'être membres ou de soutenir des groupes considérés comme terroristes : Al Qaïda, le Hamas entre autres.

Les explications de Charlotte Alix, à New-York

Une liste de 47 000 noms interdits d'avion

Le site internet publie également une liste de près de 47 000 noms de personnes qui n'ont pas le droit de monter dans un avion. En juillet dernier, The Intercept a aussi produit un document établissant les critères pour inscrire des personnes dans les bases de données antiterroristes.

Le centre national de lutte antiterroriste (NCC) étudie donc la possibilité de saisir la justice américaine pour ouvrir une enquête sur l'origine de la fuite.

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