Le Yémen bombardé
Le Yémen bombardé © MaxPPP

Les Nations unies ont déclaré que 549 personnes avaient été tuées et plus de 1 700 autres blessées en deux semaines de combats, jusqu'à la date du 3 avril. Les ONG essaient d'acheminer du personnel du Comité international de la Croix Rouge et de MSF.

Ce bilan comprend au moins 217 morts civils et 516 blessés civils, dont bon nombre tombés lors des attentats suicide contre deux mosquées de Sanaa, qui ont fait 137 morts le 20 mars. Selon le porte-parole de l'Unicef, Christophe Boulierac, au moins 74 enfants ont été tués depuis le début des frappes aériennes de la coalition arabe, le 26 mars.

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Face à la violence des combats, qui ont fait des centaines de morts, l'Unicef dit craindre une catastrophe humanitaire. Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a l'intention d'acheminer 48 tonnes d'aide médicale et autres produits de première nécessité au cours des deux jours à venir.

MSF réclame une véritable pause des combats

Deux cargos doivent atterrir à Sanaa, la capitale. Ils ont reçu le feu vert de la coalition arabe qui mène les raids aériens. Aucun accord n'a en revanche été donné pour acheminer le personnel du CICR et de MSF posté à Djibouti. Les ONG, comme MSF sont satisfaites de ces avancées malgré des négociations difficiles mais réclament une véritable pause des combats.

Françoise Bouchet-Saulnier est la directrice juridique de MSF. Elle est en charge de la négociation de l'espace humanitaire au Yémen

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