Isabelle Prime avait été enlevée en février dernier au Yémen.
Isabelle Prime avait été enlevée en février dernier au Yémen. © EPA/MaxPPP

Dans une vidéo de 21 secondes diffusée sur YouTube, la Française Isabelle Prime, enlevée en février au Yémen, appelle François Hollande à œuvrer en faveur de sa libération.

Selon Ouest France, qui a pu voir un extrait de la vidéo envoyée par les ravisseurs, la jeune femme, vêtue de noir, apparaît à genoux le visage fatigué et s'exprime en anglais. Pour l'instant, aucune information n'a filtré sur l'identité des ravisseurs.

"Please bring me to France, fast" ("S'il vous plaît, ramenez-moi en France, vite"), dit-elle, selon le quotidien régional qui précise que la scène a été filmée dans un désert. Isabelle Prime, consultante pour le Fonds social pour le développement, un organisme yéménite, a été enlevée avec son interprète le 24 février par des hommes armés dans le centre de Sanaa alors qu'elle se rendait à son travail.

La vidéo a été authentifiée par le Quai d'Orsay, qui précise que "tous les services de l'État compétents sont mobilisés pour obtenir la libération de notre compatriote." "Ils agissent, à cette fin, dans la discrétion et avec détermination", a ajouté le porte-parole du ministère des Affaires étrangères.

Le Yémen s'enfonce dans le chaos

Isabelle Prime travaillait pour une société de conseil sur place. Elle a été enlevée en même temps que son interprète yéménite Chérine Makkaoui le 24 février à Sanaa, par des hommes déguisés en policiers. Les deux otages se rendaient en voiture sur le lieu de travail de la Française. L'interprète a finalement été libéré le 10 mars dans le sud du Yémen.

Des sources tribales avaient également annoncé la libération d'Isabelle Prime, une information démentie par la suite par les autorités françaises. Le Yémen est plongé dans le chaos depuis la démission en janvier du président Abd-Rabbou Mansour Hadi sous la pression des miliciens chiites Houthis qui ont pris le contrôle de la capitale en septembre dernier.

Face au vide du pouvoir qui fait craindre la montée en puissance d'Al Qaïda dans la péninsule arabique (Aqpa) dans le pays, plusieurs pays occidentaux ont fermé leurs représentations diplomatiques. L'Arabie saoudite mène de son côté depuis le 26 mars avec d'autres pays arabes des raids aériens contre les positions des Houthis, qu'elle estime soutenus par l'Iran.

Une Française enlevée à Sanaa, au Yémen
Une Française enlevée à Sanaa, au Yémen © Radio France / Idé
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