Ce concert est précédé d'une rencontre avec David Commeillas, journaliste et Camille Louvel, producteur (entrée libre). Première partie Baba Commandant Baba Commandant est un personnage atypique mais respecté de la scène Burkinabé. Sorte de punk en fasodanfani, militant pour la musique traditionnelle mandingue, Il scande ses refrains afrobeat. L'influence chez lui des rythmes du Nigéria des années 60 et 70 est évidente, de Fela à King Sunny Adé, mais aussi celle du saxophoniste Moussa Doumbia d'Abidjan par exemple. Il joue du kamelen n'goni, instrument de chasseur donso, qu'il adapte selon son public, celui des cabarets du dimanche à Ouagadougou ou celui des soundsystems de Bobo Dioulasso, des lieux ou plusieurs générations se rassemblent et ou la société s'écoute et danse. Seconde partie Debademba Debademba (« la grande famille ») est un duo formé par le chanteur ivoirien Mohamed Diaby et le guitariste-compositeur burkinabé Abdoulaye Traoré, qui se sont rencontrés en 2002 dans des bars parisiens comme l’Olympic Café ou le Kafé bleu. À l’occasion de la sortie de leur premier album, paru chez Naïve en janvier 2011, Éliane Azoulay saluait, dans Télérama , « une puissante voix de griot au charme éraillé sur des cordes tendues, nerveuses, lumineuses, qui s’évadent vers le rock ou le flamenco », ce que confirmera leur nouvel album Souleymane . Troisième partie Victor Démé Fils d’une griotte mandingue, Victor Démé est né en 1962 à Bobo-Dioulasso, la seconde ville du pays. Son parcours, entamé dans les clubs d’Abidjan en Côte d’Ivoire, le ramène au Burkina Faso à la fin des effervescentes années 1980 qui auront connu la révolution marxiste de Thomas Sankara, puis le coup d’État de Blaise Compaoré. Figure populaire, il doit toutefois attendre ses quarante-six ans pour enregistrer un premier album, Victor Démé (élu « disque de l'année » par les auditeurs de France Inter en 2009) dont les romances mandingues intimistes, volontiers teintées de blues ou de salsa, font bientôt le tour du monde.

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