La chanteuse est à Paris pour 2 concerts avec en première partie Feral and Stray à 19h30.

Présentation de l'album par Isabel Pasquier

Aventine est un disque magnifique, qui se déploie de façon fascinante, sans aucune précipitation. Si le premier était une balade en forêt, celui-ci prend le temps de contempler la beauté et de sentir la texture d’une seule feuille. Il est à la fois microcosmique et universel.Toutes les chansons d’Aventine ont été écrites (paroles et musiques), enregistrées, produites et arrangées par Agnes Obel , entre le début de l’année 2012 et la fin du printemps 2013, chez elle à Berlin et dans un studio du district de Kreuzberg, loué à l’été 2012. Les aficionados reconnaîtront les deux exceptions, « Fuel to Fire » et « Smoke & Mirrors », écrites en 2010, qui faisaient partie de la liste des titres joués en concert en 2011.

« The Curse », le premier single, sorti avant l’album Aventine lui-même. Considérez-le comme la bande-annonce de votre film préféré de l’année. De n’importe quelle année. Et découvrez le en exclusivité

C’est étrange, mais je dois à tout prix fuir l’atmosphère de la ville pour faire de la musique (même si j’adore vraiment vivre ici).

Une fois à l’intérieur (ou devrait-on dire à l’extérieur ?), elle n’est plus consciente de ce qui se passe. C’est le mystère de son mode de fonctionnement, quelque chose qu’elle ne peut pas expliquer. Qui ajoute simplement à la qualité aérienne de sa musique.Aventine est une oeuvre merveilleusement mélodique (même si Agnes prétend trouver difficile d’écrire des mélodies), captivante, ensorcelante, malicieuse.Le deuxième album nous permet donc de tracer une courbe ascendante dans la trajectoire d’Agnes Obel. Un premier disque intemporel est rejoint par un deuxième, riche en références historiques. Nous voyons maintenant qu’Agnes, ou plutôt sa musique, serait à sa place à n’importe quelle époque – grésillant dans un jukebox de snack-bar dans les années cinquante, apaisant les âmes sixties à Woodstock, brillant comme un éperon d’argent dans le Nashville des seventies. Choisissez n’importe quelle décennie. Les années quatre-vingt ? Elle aurait conquis la scène acoustique pendant que la new wave se consumait. Tracez une ligne allant de Béla Bartók à Sandy Denny, d’Erik Satie à John Lurie (imaginez-là composant la musique des premiers films de Jim Jarmusch) :

Je voyais et j’entendais de plus en plus de liens entre toutes sortes de styles de musiques de différentes époques, surtout en dehors des genres dont j’aurais normalement pensé qu’ils étaient en relation avec ma musique.

La tournée

21 Novembre à Bordeaux au Femina22 Novembre à Rennes à l’Opéra - complet 23 Novembre à Rouen au 10624 Novembre à Lyon à l’Auditorium Lumière30 Novembre à Roubaix à la Piscine - complet 1er Décembre au Théâtre d’Herouville pour le festival les Boréales2 Décembre à Paris au Trianon - complet 4 Décembre à Paris au Trianon

  • 20148 avril - Strasbourg, La Laiterie / Festival des Artefacts9 avril - Lille, Théâtre Sebastopol / Festival Paradis Artificiels11 avril - Nîmes, Paloma12 avril - Dijon, Grand Théâtre14 avril - Paris, Grand Rex
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