BB King, Indianola, Mississippi 2013
BB King, Indianola, Mississippi 2013 © Martyn Goddard/Corbis

Après la seconde guerre mondiale, le gouvernement américain se fixe pour objectif de réunir les communautés sous le même drapeau, sous l'unité du peuple américain pour renforcer le statut de première puissance mondiale. La mission est vaste, et ils décident de passer entre autre par le vecteur culturel de la musique. Dans les années 30, le Congrés décide de faire enregistrer les chants traditionnels américains en voie de disparition pour donner de la matiére historique à une nation encore bien jeune.

Cette mission est confiée à John Lomax, auteur d'un recueil de chants de cowboy, préfacé par le président Wilson . Il pointe dans cet ouvrage l'apport capital des afro-américains qui reprennent ces chants country. John Lomax et son fils vont partir sillonner les états du sud à bord d'une ford équipée d'un enregistreur de 150kg. Ils ciblent les fermes-pénitencier où les prisonnier qui ne sont pas encore touché par les musiques modernes de l'époque comme le jazz continuent de chanter ces chants traditionnels, et parmi eux le chanteur Lead Belly .

Certaines de ces chansons ont même connu un succés mondial, 80 ans après leur écriture. Comme le titre"I'm a man of constant sorrow" de 1913 popularisé par le film O'Brotherou encore Vera Hall avec "Troubled so hard" mis en lumière par Moby .

Le blues des origines se joue sur un accord avant de passer à 3 avec FA, SOL et DO. Mais cet accord unique du début donne une nouvelle piste sur l'origine du blues et celle ci est indienne. André Manoukian vous raconte cette naissance.

►►► Retrouvez l'émission Les routes de la musique d'André Manoukian

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