C’est l’histoire d’une rencontre improbable : celle qui réunit, à quarante ans de distance, de jeunes Parisiens et le son du Swingin’ Addis des années 70. En octobre 2008, cinq musiciens se réunissent autour d'un projet fou : s’attaquer au répertoire de l’âge d’or éthiopien, découvert sur la fameuse série de rééditions « Ethiopiques ». « L’intérêt était de relever des titres de cette période et de les réarranger à l’aune de notre époque. Dans un premier temps, ça nous évitait d’écrire des morceaux qui risquaient de sombrer dans les clichés éthio-jazz. Il n’y avait pas de prétention de révolution artistique dans notre démarche. Juste prendre et donner du plaisir à jouer cette musique ! » C’est ainsi, sur la foi de cette alchimie rétro-futuriste, que naît le quintet Akalé Wubé, un drôle de nom emprunté à un thème du saxophoniste Getatchew Mekurya, une expression un tantinet désuète que l’on peut traduire par « ma jolie » en amharique.

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