"Mon but dans la musique est le changement social positif " raconte ce natif de Californie Aloe Blacc . "Même si la musique n'exprime pas explicitement ce besoin de changement social, ce qu'elle induit le fera ". Il parle de sa carrière de manière générale, mais aussi plus spécifiquement des circonstances qui ont entouré la préparation de son nouvel album, Good Things , co-écrit par ce songwriter et vocaliste versatile et par l'équipe de Truth & Soul Records.

Good Things _ marque pour Aloe un changement de méthode, du personnel vers le politique, dans le sens où ce projet se concentre plus sur les conditions de la vie moderne - le chômage, la précarité, le fait d'être sans domicile fixe, le pillage des ressources, et le manque universel de compassion du capitalisme dans lequel nous évoluons tous, et au sein duquel certains se battent pour survivre. Des chansons come “You Make Me Smile”_ et “MissFortune ”, accompagnées par la production aérienne des membres de Truth & Soul Leon Michels et Jeff Silverman, révèlent de manière sous-jacente une écriture réfléchie et qui vise à provoquer les esprits. Plus explicite, le morceau “I Need a Dollar” - générique de la série How to Make It in America diffusée sur HBO - offre un message beaucoup plus évident puisque c'est comme cela qu'on réussi en Amérique.

Issu de la première génération d'américains originaires du Panama, Aloe est devenu ce que l'écrivain et activiste Amiri Baraka (nee Leroi Jones) dit a propos de John Coltrane. Il est un singulier « ensemble de sentiments…un voyageur plus fixé » qui a trouvé la cohésion dans l'art et la vie. Le chemin parcouru, depuis le premier album multi-genre Shine Through (2006) jusqu'a Good Things , est proche de la maturité d'un Marvin Gaye entre That’s the Way Love Is et the What’s Going On . Aloe n'a jamais prétendu être un héritier de Marvin Gaye, toutefois, Good Things et What’s Going On sont des oeuvres proches dans le sens où ces deux albums parviennent à établir un personnage qui distingue ces artistes et les rend immédiatement identifiables parmi la flopée de « performers » conformistes. Avec ces albums, on sait qui ils sont et ce qu'ils font. De même, Good Things__ est une déclaration qui place définitivement Aloe dans le champ de la soul moderne.

Au coeur de ce personnage musical se trouve un Robin de Bois de l'âge de la récession dont le but est de partager les profits et redonner espoir aux laissés pour compte du capitalisme qui représente l'oppresseur. Diplômé de l'Université de Californie en 2001, Aloe revendique de multiples influences – les universitaires transcendentalistes Henry David Thoreau et Ralph Waldo Emerson, l'Existentialisme, Oprah Winfrey, Tavis Smiley, Cornel West - qui ont modifié son approche de l'écriture et son désir de changer les choses depuis ses débuts en tant que MC. C'est son grand projet, et c'est aussi le nom de son groupe (The Grand Scheme). La clé se trouve dans le compromis et la compréhension du pouvoir du Pop Art. Aloe est prêt a s'engager, les « bonnes choses » sont à venir.

Ronnie Rees

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