Découvrez l'expo consacrée au mouvement Punk proposée par la Discothèque de Radio France, en collaboration la Sacem, et présentée au Printemps de Bourges cette année.

Sex Pistols (Johnny Rotten, Sid Vicious, Steve Jones et Paul Cook) 1978
Sex Pistols (Johnny Rotten, Sid Vicious, Steve Jones et Paul Cook) 1978 © Getty / Richard E. Aaron

Anarchy in the UK. Sex Pistols (album Never Mind the Bollocks, 1977)

L’aventure punk débute en Angleterre en 1975, quand l’ex-manager des New York Dolls, Malcolm McLaren ouvre à Londres sa boutique Sex et embauche un vendeur, John Lydon, qu’il mettra à la tête de son groupe, renommé Sex Pistols, sous le pseudonyme de Johnny « Rotten » (« pourri », en raison de ses dents). Le 4 juin 1976, le groupe réalise une performance au Free Trade Hall de Manchester qui inspirera les futurs membres des Buzzcocks, The Fall et Joy Division.

1976 voit éclore les premiers groupes punk avec les Damned, Eddie & The Hot Rods, Generation X, dont fait partie Billy Idol, Uk Subs, The Clash avec l’ex-leader des 101’ers, Joe Strummer, ainsi que, des formations féminines telles que Siouxsie and the Banshees, X Ray Spex ou The Slits. Le virus punk touche bientôt des groupes de pub rock, tels que The Jam, The Stranglers ou Chris Spedding & The Vibrators et des formations régionales, les Rezillos en Ecosse ou les Undertones en Irlande du Nord. Le mouvement s’étend grâce à des festivals et des concerts qui resteront mythiques (le 100 Club Punk Special les 20 et 21/09/1976 ou Arnarchy Tour).

Le premier 45 tours punk, New Rose des Damned, sort en octobre 1976. Un mois plus tard suit le célèbre Anarchy in the UK des Sex Pistol, le groupe enchaînera les scandales dans les médias et les labels. En mars 1977, le groupe remplace son bassiste par Sid Vicious, future icône du mouvement punk jusqu’à sa mort le 2 février 1979. En mai paraît leur second single God Save the Queen, en plein Jubilé d’argent de la Reine Elisabeth II. La chanson, classée seconde dans les charts, sera interdite sur les ondes de la BBC. « No future », refrain finale du titre devient l’expression emblématique du mouvement. L’album Never Mind the Bollocks sort à l’automne avant leur séparation en janvier 1978 lors de la tournée américaine.

1977 voit la parution de disques majeurs dont l’EP Spiral scratch du groupe de Manchester Buzzcocks, fait entièrement « maison » dans la veine de l’idéologie punk « Do it yourself », ainsi que le premier 45 tours des Clash, White Riot (18 mars 1977) ou encore Your generation de Generation X (septembre 1977).

En écho à la déferlante punk, les genres Post-punk et New Wave font leur apparition cette même année et durant l’année 1978. Public Image Limited (nouveau groupe de Johnny Rotten), Joy Division, Talking Heads, ou Cure, voguant sur la nouvelle vague des synthétiseurs et boîtes à rythmes, explorent des univers synthétiques aux compositions plus structurées et complexes. Le reggae et le ska influenceront aussi des groupes comme Police ou The Clash sur l’album légendaire London Calling sorti en 1979. Par la suite naîtra le 2 Tone, synthèse du punk et du ska.

En 1979, avec l’élection de Margaret Tchatcher, émerge le courant punk Oi ! du nom de la chanson des Cockney Rejets Oi ! Oi ! Oi ! très politisé d’extrême-gauche, il fédère les jeunes de la classe populaire et les skinheads et s’oppose à l’Establishment. Parmi eux on peut citer les groupes Skin Head At Margate in 69 alias Sham 69, Cockney Rejects, Cock Sparrer, Menace, Angelic Upstarts, The Business ou encore The 4-Skins.

John Lydon dit Johnny Rotten évoquant en 1979 l’origine de la danse punk, le pogo.

« Nous passions au 100 club avec Matlock, et Sid (Vicious), au milieu de la foule, ne pouvait nous voir. Il s’est mis à sauter en l’air pour avoir une meilleure vue… et les moutons l’ont suivi. »

PUNK ! 40 ans de No Future - L'exposition

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