Trois décennies de découvertes, d’audaces, de certitudes bousculées et surtout d’émotions artistiques partagées. Cet anniversaire ne veut pas être une célébration du passé mais plutôt l’occasion de faire souffler une nouvelle fois un vent de folie sur Saint-Brieuc.Pendant trois jours et surtout trois nuits, la ville est transformée, secouée et tourneboulée dans un grand mouvement de fête partagée. Au lieu de regarder dans le rétro, Art Rock a choisi de façonner vos souvenirs esthétiques de demain !Laissez Art Rock agiter vos esprits, chatouiller votre imagination, titiller vos sens et attiser votre curiosité. Il vous provoquera, vous amusera et surtout vous fera rêver...Au moment de souffler ces 30 bougies, faisons ensemble un voeu : que l’aventure continue encore longtemps !Jean-Michel Boinet, Directeur

Quelques spectacles

Michael Clark Compagny - New York part 1, Come, been and gone part 2 Chorégraphe reconnu, d’un avant-gardisme à toute épreuve, Michael Clark possède cette faculté d’associer sa formation classique à une vision personnelle très contemporaine de la danse. Dans ses créations très contrastées, marquées par ses nombreuses collaborations avec des artistes visuels, designers et musiciens contemporains, les pointes de ballerines côtoient des justaucorps colorés et futuristes sur une bande son toujours moderne, souvent fruit d’un travail avec de grands noms du rock.De la musique aux chorégraphies, de la mise en scène aux costumes et à la lumière, le travail de Michael Clark est résolument rock, en adéquation parfaite avec les valeurs défendues par le festival. L’inviter sur le plateau du Grand Théâtre de la Passerelle est une évidencePour Art Rock, il présente deux parties extraites de ses spectacles « New Work » (2012) et « come, been and gone » (2009)Au Grand Théâtre La Passerelle, les 17 et 18 mai à 20h30COMPAGNIE GALAPIAT RISQUE ZÉRO

À vaincre sans péril, on triomphe sans gloire. Tel pourrait être l’adage de la compagnie Galapiat, qui ne passe pas à côté d’une occasion de se mettre en danger.Avec « Risque Zér0 », les six compagnons passent le cirque traditionnel au peigne fin pour le revisiter à leur sauce qui ne manque pas de piment.Lancer de couteaux, trapèze, acrobaties terrestres ou aériennes, jonglage... Comme de grands enfants, ces acrobates osent tout. Entre tentation du risque et tentatives de le braver, la compagnie trouve le parfait équilibre, sur un rythme tantôt planant, tantôt haletant, mais toujours juste et riche d’instants poétiques. Chacun des six protagonistes dévoile tout au long du spectacle ses talents cachés. Circassiens et musiciens, les acolytes ont décidément plus d’un tour dans leur sac.Au Parc des Promenades, les 17 à 22h, 18 et 19 mai à 16h.

Projections du Petit théâtre de la Passerelle

ART FUTURA SHOW - Un programme international des meilleures oeuvres réalisées en image de synthèse -PROJECTIONS ARTE - ARTE présente cette année deux documentaires- CALL ME IGGY - UNE LÉGENDE NOMMÉE iGGY POP Inventeur du punk à la fin des sixties avec ses mythiques Stooges, Iggy Pop a survécu à tous les excès. À 65 ans, « L’iguane » a gardé la ligne, la classe et la rage. Jean Boué a accompagné Iggy Pop sur les traces de son passé, de ses premiers concerts, à la fin des années 1960 jusqu’à aujourd’hui, où il répète son spectacle « Love & Death ». Avant de livrer un visage inattendu du rocker : celui d’un retraité dans sa résidence de Floride, une sorte de vieil original, volontiers pensif, mais aussi très simple et tellement semblable à ses voisins .Documentaire de Jean Boué / Wolf Kampmann (Allemagne, 2012) Production : JABfilm. le 18 mai à 19h- LENNON, NYCVEN 17 MAI 18H > 20H et SAM 18 MAI 20H30 > 22H30 John Lennon s’installe à New York en 1971, avec sa femme, sa complice et bientôt mère de leur fils Sean, Yoko Ono.Neuf ans plus tard, il meurt assassiné par un fan au bas du mythique immeuble Dakota où ils résidaient, dans l’Upper West Side. Pour la première fois, Yoko Ono ouvre ses archives personnelles (vidéos de concerts, sessions d’enregistrements en studio, photos) pour nourrir ce documentaire passionnant où l’on entre dans l’intimité de John Lennon.Une interview inédite qui apporte un éclairage supplémentaire sur l’homme, l’artiste, l’idole.Documentaire de Michael Epstein (2010). le 17 mai à 18h et le 18 mai à 20h30

Musique

THE 1969 CLUB - Rock garage The 1969 Club est une nouvelle preuve que la scène briochine est décidément prolifique et redoutable ! Doté d’une fougue outrageuse qui sonne juste, et d’une chanteuse et bassiste, Marie, aka Herman Lopez, charismatique et survoltée, The 1969 Club livre un rock’n’roll tendance garage aux accents punks servi brut, sans concession ni prise de tête. Année érotique ou titre des Stooges, peu importe... The 1969 Club est unique, explosif, et peut se targuer d’avoir déjà fait transpirer les murs de nombreux lieux incontournables de Bretagne. De retour en terre natale, le groupe donne rendez-vous au Forum pour un live enragé !Au Forum Passerelle le 17 mai à 18h, gratuit

WILLY MOON - Rock enfant de la toile, Willy Moon se fait remarquer avec son premier morceau « I wanna be your man », avant d’être choisi par Apple pour illustrer l’un de ses spots publicitaires. Passionné de rock’n roll depuis ses neuf ans, il s’imprègne d’artistes tels que Buddy Holly ou encore Bo Diddley tant d’un point de vue musical que vestimentaire et scénique.Infl uences auxquelles il ajoute une pointe de hip hop et d’électro pour un résultat incontestablement moderne voire futuriste, qui fait de Willy Moon un ovni musical intemporel à découvrir absolument sur scène.Il vient défendre son premier album, « Here’s Willy Moon » sur celle du forum, et pourrait bien y décrocher la lune.Au Forum Passerelle le 18 mai à 23h N'oublions pas sur la Grande scène en soirée les artistes confirmés comme Lou Doillon, Benjamin Biolay, Woodkid, Kavinsky, Tinariwen, Féfé, Emir Kusturica .. .

Expositions

Photogrphies à la maison de l'Agglo du 17 mai au 15 juin, entrée geratuiteCédric Delsaux - DARK LENS Dans des endroits d’une banalité a priori affligeante, Cédric Delsaux met en scène des personnages ou vaisseaux issus de la célèbre saga Star Wars de Georges Lucas. De Dubaï à la banlieue parisienne et lilloise, il déshumanise des paysages bien réels, les soustrait de toute temporalité pour mieux explorer notre perception d’un monde en déshérence.1784 Labyrinthe sans début ni fin, tout à la fois vrai et faux, scène de théâtre, de film, tableau maquillé, musique entêtante, flânerie, divagation, 1784 est un conte aléatoire et anachronique dans un décor baroque où l’on ne distingue plus passé et présent.

Christian Berthelot - PETITES MISÈRES
Christian Berthelot - PETITES MISÈRES © Christian Berthelot
**Christian Berthelot - PETITES MISÈRES** « Ce qui frappe, c’est de voir le soin et la délicatesse dont Christian Berthelot fait preuve pour nous rappeler que nous sommes enfoncés jusqu’au cou dans la merde. Je pense que s’il avait opté pour une esthétique différente, plus crasseuse, plus négligée, explicitement violente, il unirait sa voix (et sa voix se diluerait) au mugissement de tant d’autres émissaires du chaos terrestre et de l’Apocalypse, destiné aux galeries d’art ou aux salles de cinéma et de théâtre ; s’il avait procédé de la sorte, la parenté entre le contenu et la forme serait si évidente que le résultat ne nous perturberait pas. L’auteur de ces photos nous offre sa manière (perverse) de comprendre les choses. Je me dis que, dans le fond, il se moque, il sait que parmi nous personne ne prend la fin du monde au sérieux, forcément : l’univers tout entier expire avec notre dernier soupir, et tout le reste n’est que mensonge. » Rodrigo Garcia Photographe de théâtre, Christian Berthelot délaisse de temps à autre les salles de spectacle pour mettre en scène ses propres créations. Personnes et objets sont utilisés dans ces photographies afin de constater l’état d’un monde qui part en vrille. **COLLAGES de Marc Turlan - les 17, 18 et 19 mai de 10h à 22h et du 22 mai au 15 juin de 10h à 18h fermé les dimanches et lundis** Le travail de Marc Turlan va « voir derrière » ce que l’on nous présente comme le monde réel, avec patience, voire obstination. S’il y a message, c’est au visiteur de le construire. Le travail n’est ni démonstratif ni littéral. Il décale le réel et le réel décalé en tension, revient au désir. ### **Conférences** Les conférences sont proposées à la Maison de l’Agglo par les Bibliothèques et l’École des Beaux-arts de Saint-Brieuc.**- La contre-culture rock par les pochettes de disques avec Jérôme Diacre et Thomas Cherrier le 18 mai à 14h.** La construction graphique des pochettes de disques fait souvent appel aux techniques de collage, superposition, détournement... En les mettant en lien avec les autres formes « d’édition » musicale que sont les flyers, affiches et fanzines, Jérôme Diacre montre comment la composition musicale trouve un complément indispensable dans la composition graphique. Il est accompagné par Thomas Cherrier de Radio Béton, à Tours. _Affiche : Carlos Amorales, Fragmented Figure 04, 2008 - Courtesy Carlos Amorales et Yvon Lambert, Paris_
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