Le chanteur revient avec son nouvel album Parcs et le single "Un déluge".Artiste du verbe, Bertrand Belin conte ses mots sur un musique folk. Son style s'affirme avec sa voix douce et mélodieuse soutenue par les guitares au son pur et clair.

Toute la journée Bertrand Belin décline 'Parcs' avec plusieurs rendez vous.

  • à 7h24 Encore un matin de Didier Varrod.
  • à 11 h On va tous y passer avec en direct 2 chansons 'Un déluge' et 'Peggy'.
  • programmation de 5 chansons inédites dans les émissions.

Un Déluge

«C’est une gourmandise musicale, une visite aux choses qui m’ont marquées adolescent : le rock’n’roll de Buddy Holly, que je préférais aux autres parce qu’il était moins dans la testostérone. Un déluge, ce n’est pas du rock’n’roll, mais ça s’en rapproche il y a de l'insouciance et un refrain ambigu. C’est comme une partie de cache-cache, la promesse d’un déluge qui peut être sexuel, violent, ou climatique… »

Le chanteur decripte 5 chansons de son nouvel album

Peggy

Un écho à la chanson Jessica Simpson d'Adam Green. Une forme très classique et légère de slow-rock, que je trouve très belle. C’est assez sixties. Sans en avoir l’air, la chanson parle du trépas, quand est-ce qu’on est surpris par le gouffre ? De l'urgence qu'il y a à être occupé à vivre plutôt qu’à craindre la mort. Pour un oui pour un non

Comment ça danse

ça va ça va

Un déluge

Bertrand Belin
Bertrand Belin © Ph. Lebruman

L’un des morceaux de PARCS , le quatrième album de Bertrand Belin, s’appelle Sous les pas. Sous les pas du chanteur (qui est, accessoirement, toujours très bien chaussé), un chemin. Une voie de traverse dans la scène musicale française, à l’écart des lieux communs, des routes tracées d’avance. On entend dans ses disques (le premier sort en 2005) l’empreinte du folk-rock, une voix grave et distanciée qui pétrit et cisèle des textes en français poétique. Au départ, vu de loin, on pense à Bashung, à Murat, à Gainsbourg, ces gens qui ont su tisser leur œuvre dans le fil de deux traditions, anglo-saxonne et française. « J’arrive à écouter Johnny Cash et Colette Magny sans penser que c’est le jour et la nuit », dit Bertrand Belin. Mais il aurait pu citer tous les pionniers du rock’n’roll (il a commencé comme ça, à 15 ans, dans un groupe de reprises rockab’ avec son frère), Debussy, JJ Cale, Bill Callahan ou Caetano Veloso. Alors, vu de près et au bout de quatre albums, on a bien compris que les références ne suffiront jamais à définir et enfermer la quête musicale de Bertrand Belin. On a souvent parlé de son esprit brillant, de son goût pour la littérature, la poésie, la vérité des choses derrière les apparences. Mais Belin est aussi une silhouette, un profil, un regard, une présence. Comme un genre de Corto Maltese, dont l’album PARCS est à ce jour la plus belle des aventures. Fils du bord de mer, navigateur dans l’âme, Bertrand Belin a commencé par composer ses nouvelles chansons seul à Dieppe, dans un de ces bouts du monde avec vue sur la côte dont ses disques ont toujours cherché l’horizon (il avait enregistré son album

Bertrand Belin
Bertrand Belin © Ph. Lebruman
précédent, Hypernuit, à Lorient). Puis il a traversé la Manche avec les fidèles Thibault Frisoni (guitares) et Tatiana Mladenovitch (batterie), direction le Nord de l’Angleterre et Sheffield, ses briques rouges, son passé ouvrier et son studio Yellow Arch, sis dans une ancienne fabrique de boulons. Un haut-lieu du rock anglais : Jarvis Cocker, les Arctic Monkeys et Richard Hawley y ont enregistré. Mais Bertrand vient y retrouver Shez Sheridan, guitariste de Richard Hawley et producteur esthète. « _J’ai pensé mes trois premiers albums en démiurge, dans la recherche d’un plaisir autarcique. Puis j’ai eu besoin d’aller voir ailleurs. Avec Shez, j’ai senti que c’était possible. On a des affinités, la quête de quelque chose de tellurique. J’ai voulu qu’il essaie des choses, des arrangements, des riffs de guitare : qu’il empoigne mes chansons_ ». Et Shez Sheridan l’a fait, massant la chair des démos, faisant circuler le sang et les sons, irriguant de désirs secrets et de surprises voluptueuses les chansons a priori arides de Bertrand Belin. Puis l’album a été mixé en France par JB Brunhes, déjà aux manettes d’Hypernuit. « _Je veux bien suivre un chemin, mais sans qu’il y ait des murs sur les côtés_ », dit Bertrand Belin. C’est exactement ce qu’on entend dans PARCS : douze chansons qui s’inscrivent parfaitement dans la discographie et le style de Bertrand Belin - voix basse, poésie économe et mots choisis, souvenirs de paysages musicaux américains - tout en accueillant la pop, tout en s’abandonnant au vertige. Après le mat et minéral Hypernuit, PARCS est un album d’aube rougeoyante, de lumières mouvantes, d’arrangements comme des étoiles qui scintillent. C’est l’album le plus sensuel et charnel de Bertrand Belin, traversé par le monde, corps et âme. Au milieu de ces riffs de guitare et de ces nappes de claviers, Bertrand Belin chante comme un poisson dans l’eau. Si si. Et Comment ça se danse ? demande-t-il au début de PARCS. Comme une valse d’équinoxe, un ballet flottant sur des terres gorgées d’eau, inondées. Dans les textes, il est souvent question de l’idée du plongeon, de la terre et des certitudes qui se dérobent, du moment qui précède celui où tout peut arriver. Sous les pas de Bertrand Belin, il y a maintenant le ciel. ### **Les dates de la tournée**
Bertrand Belin
Bertrand Belin © Ph. Lebruman
- le 20 juin au Havre - Le Tetris / Fort De Tourneville - le 30 juin à Frontignan - Parc Victor - le 27 juillet dans le cadre du festival NUITS DE FOURVIERE à Lyon - le 15 octobre à Paris au Trianon - le 3 décembre à Nantes - Salle Paul Fort / La Bouche D'air
Mots-clés :
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.