Découvrez l'expo consacrée au mouvement Punk proposée par la Discothèque de Radio France, en collaboration la Sacem, et présentée au Printemps de Bourges cette année.

Wayne County and the electric chairs
Wayne County and the electric chairs © Getty / Fin Costello

Blank Generation !Richard Helland The Voidoids (album Blank Generation, 1977)

De l’autre côté de l’Atlantique, à New York, une nouvelle scène artistique, spontanée et sauvage, se fait entendre dès 1973.

Le CBGB’s, club sombre et humide, destiné à accueillir plutôt des bluesmen que des jeunes hirsutes azimutés, devient finalement un lieu de convergence de la faune underground new-yorkaise. Television, Wayne County et Suicide s’approprient le lieu et ramènent très vite tous leurs copains : les Ramones, Patti Smith, Johnny Thunders ou les Cramps.

Leurs prestations sont de véritables performances, rompant de façon radicale avec le rock glamour et ronronnant diffusé alors sur toutes les radios. Le punk est né. Les quelques chanceux qui assistent à cette aventure se prennent une telle claque que l’onde de choc va se propager bien au-delà des frontières et faire des émules dans le monde entier, à commencer par l’Angleterre.

Sur la côte Ouest, on surfe sur la vague : le mouvement s’organise à partir de 1976. Loin des couchers de soleil de carte postale et des paillettes, la réalité s’avère beaucoup moins édulcorée. La scène punk se fait ici plus violente qu’ailleurs. Politisée, comme chez les Dead Kennedys (California über alles, satire politique sans fard du gouverneur de Californie) ou par la suite plus hardcore avec les Black Flag notamment, elle influence bon nombre de groupes durant les années 80. Parmi eux, Bad Religion (et son leader Brett Gurewitz qui crée le label punk Epitaph), Flipper ou Bad Brains (les rastafaris du punk hardcore).

Dans le reste du monde, la colère gronde. Dans les pays où sévissent dictatures, régimes militaires, fascisants ou Apartheid, les esprits des jeunes muselés cherchent dans cette culture une tribune à leur contestation, de quoi hurler leur rage. Le punk, débarqué souvent illégalement après 1980 par le biais de cassettes et vinyles pirates sous le manteau, arrive enfin à toutes les oreilles et se répand comme une traînée de poudre, libérant ainsi les voix des insoumis.

Richard Hell

« L'idéal punk est si ambitieux qu'il ne peut être réalisé. Il a une telle intensité qu'il est obligé de vous détruire. »

PUNK ! 40 ans de No Future - L'exposition

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