Bob Marley ne fait pas partie du club des 27 (Brian Jones, Jimi Hendrix, Janis Joplin, Jim Morrison, Kurt Cobain, Amy Winehouse) mais de celui, moins connu, des 36 (Marilyn Monroe, Michel Petrucciani, Gérard Philipe, Gene Vincent, Lady Di, Toulouse-Lautrec).

Bob Marley
Bob Marley © Getty

Bob Marley ne fait pas partie du club des 27 (Brian Jones, Jimi Hendrix, Janis Joplin, Jim Morrison, Kurt Cobain, Amy Winehouse) mais de celui, moins connu, des 36 (Marilyn Monroe, Michel Petrucciani, Gérard Philipe, Gene Vincent, Lady Di, Toulouse-Lautrec). Bob Marley est mort le lendemain de l'élection de François Mitterrand à la présidence de la République, ce qui peut expliquer que la nouvelle n'ait pas eu en France le même retentissement que dans le reste du monde.

Pape du reggae, considéré comme celui qui a permis à la musique jamaïcaine et au mouvement rastafari de connaître une audience planétaire, Bob Marley reste d'abord un symbole d'émancipation et de liberté. Il est aussi devenu l'un des symboles universels de la contestation. Comme toute icône qui se respecte, Bob Marley a fait, et fera sans doute encore longtemps, l'objet de nombreuses reprises plus ou moins… exotiques. La discothèque de Radio France recèle en la matière quelques pépites. La première d'entre elle est un monument. En 1973, année de la sortie de l'album Burnin', Bob Marley rencontre Eric Clapton en Jamaïque. L'année suivante Clapton reprend sur l'album 461 Ocean Boulevard , un titre de Marley : I Shot the Sheriff . Cette version connait un énorme succès, notamment aux États-Unis où elle a atteint la première place du Billboard Hot 100. Non seulement cette chanson permet à Clapton de relancer sa carrière, mais elle contribue à faire connaître l'artiste jamaïcain dans le monde entier.

4 min

I shot the sherif

Sur l'album Burnin' , il y a aussi Get up, Stand up , co-écrite par Marley et Peter Tosh. C'est l'une des chansons de Bob Marley qui a été le plus "réinterprétée". L'une des versions les plus récentes est celle d'Arno sur l'album Brussld  en 2012

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Restons dans le haut de gamme avec Redemption Song C'est la dernière piste du dernier album de Bob Marley et les Wailers, Uprising . Cette chanson est considérée comme l'une des œuvres testamentaires de Bob Marley. Lorsqu'il écrit la chanson, vers 1979, il sait déjà qu'il est atteint d'un cancer. Selon sa femme, Rita "il était déjà confronté à la douleur et a joué avec sa propre mort, qui est clairement apparente dans l'album, en particulier dans cette chanson". En 2003, Joe Strummer a repris Redemption Song , sur son album Streetcore . A noter que la chanson a été sur la playlist de France Inter à l'époque.

3 min

Redemption song

Vous ne maitrisez pas l'anglais et n'avez donc jamais vraiment apprécié à leur juste valeur les textes de Bob Marley… Qu'à cela ne tienne. Quelques artistes français ont pensé à vous !Il y a d'abord les "hommages" posthumes.Pierpoljak, le groupe français de reggae a adapté Bob Marley en français avec Un hiver au soleil  sur l'album Je fais c'que j'veux sorti en 2000. La chanson originale One drop  figure sur l'album Survival  (1979).

3 min

Pierpoljak

Pour Mathieu Boogaerts, Zimbabwe devient Je me détends  dernier titre de son album Super , sorti en 1995

2 min

Boogaerts

Et puis il y a les "adaptations", grande spécialité française. Nombre de tubes, anglo saxons essentiellement, ont été revisités par nos vedettes nationales, notamment dans les années 60 et 70. Ce cher Bob n'y a malheureusement pas échappé. En 1977 Claude François reprend un titre peu connu Reggae Tunes qui devient Rubis. Une version reggae/disco dont le texte français est signé Etienne Roda-Gil.

3 min

Cloclo

Un an plus tard, c'est Joe Dassin qui pioche à son tour dans le répertoire de Marley et choisi l'immense No woman, no cry  qui, sous la plume de Pierre Delanoë devient Si tu penses à moi, et qui, avec les arrangements de Claude Lemesle, n'a plus grand chose à voir avec du reggae.

3 min

Dassin

cloclo_dassin
cloclo_dassin © Radio France

Puisque nous évoquons No woman, no cry , vous n'échapperez pas à cette parodie qui a connu son heure de gloire sur You Tube il y a un peu plus d'un an, attirant 12 millions de visiteurs en quelques jours.

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Un grand merci à la Documentation de Radio France et plus particulièrement à Romain Couturier et Pierre François