Le concert de Camille sur FIP hier soir au studio 105 n'était pas en direct. Il sera diffusé dans une dizaine de jours. La chanteuse et ses musiciens étaient donc totalement libres de reprendre une chanson quand la patronne estimait l'interprétation insuffisamment "pêchue". Pas d'états d'âme, la chanteuse : "Nonnnnnnnnn, c'est mauvais, on reprend! C'est de ta faute!" lance-t-elle à l'un des deux "human beet box" (deux artistes qui avec la bouche et le micro produisent des rythmes plus vrais que nature).Camille chante le dernier et l'avant-dernier album, en anglais et en français, "Music Hole" et "Le fil". Deux femmes et trois hommes l'accompagnent comme choristes et par moments, la jeune pianiste vient les rejoindre pour claquer des doigts ou battre des mains en rythme.Camille est à l'aise, bien dans son corps, quelle chance! Elle lâche le micro pour danser dix minutes ou chante la main dans le pantalon, découvrant le début d'une fesse (si, si). Camille se roule aussi par terre ou se met à quatre pattes pour reprendre en hommage à Brel, "la valse à trois temps". Elle et ses musiciens inventent une fête musicale où s'intègrent les chants, les chuchotements, les cris d'animaux et le R'n'B. Ils entrent et nous avec dans une transe joyeuse. Rarement vu ça : des spectatrices descendent sur scène et dansent devant le public. Deux autres entament une valse sur une chanson douce, et nous tous agitons le ou les pieds en frappant dans nos mains. Quand nous n'imitons pas le chat ou le chien, pour accompagner la chanteuse. Musique tribale basée sur des pulsations organiques, du mouvement et des percussions corporelles. Imaginez 500 personnes dans un studio de Radio France en train de bouger frénétiquement, et impressionnés par la virtuosité vocale de l'artiste. Le studio 105, ou l'enchantement d'un soir.

C Abramowitz/RF
C Abramowitz/RF © Radio France

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