C'est un des événements de 2013 au Grand Théâtre de Provence : à l'initiative de Dominique Bluzet, Abd al Malik rencontre Albert Camus .

Comme Albert Camus, Abd al Malik considère que « le déterminisme social » n'existe pas. Le lien d'Albert Camus à l'Algérie le renvoie, lui-même, à ses origines congolaises et aux quelques années qu'il a passées dans ce pays, marquées par la lumière africaine, le soleil blouissant, la sensualité des êtres et des paysages. Sa fidélité à ses racines, qu'elles soient congolaises ou alsaciennes, le lien viscéral à sa mère et à sa famille, à son milieu et à ses amis d'enfance, tout le rapproche de Camus.

Tantôt rappeur, poète ou encore écrivain, quatre fois consacré aux Victoires de la musique, lauréat du Prix littéraire Edgar Faure, cet artiste élevé dans les quartiers difficiles de la banlieue strasbourgeoise échappe aux clichés habituels. Inspiré par les grands textes, il porte la parole de Sénèque, Spinoza, Verlaine ou encore Césaire, dans ses albums hybrides. Au carrefour du rap, de la poésie et du jazz, Abd al Malik, chanteur lettré, nous livre un opus inspiré des textes et des grands thèmes camusiens dans un spectacle qui va bien au-delà du concert.

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