L'artiste est sur les planches pour un concert exceptionnel. Il présente son quatrième album " Parcs"

L'artiste est une voie de traverse dans la scène musicale française, à l’écart des lieux communs, des routes tracées d’avance. On entend dans ses disques (le premier sort en 2005) l’empreinte du folk-rock, une voix grave et distanciée qui pétrit et cisèle des textes en français poétique. Au départ, vu de loin, on pense à Bashung, à Murat, à Gainsbourg, ces gens qui ont su tisser leur œuvre dans le fil de deux traditions, anglo-saxonne et française. « J’arrive à écouter Johnny Cash et Colette Magny sans penser que c’est le jour et la nuit », dit Bertrand Belin. Mais il aurait pu citer tous les pionniers du rock’n’roll (il a commencé comme ça, à 15 ans, dans un groupe de reprises rockab’ avec son frère), Debussy, JJ Cale, Bill Callahan ou Caetano Veloso. Alors, vu de près et au bout de quatre albums, on a bien compris que les références ne suffiront jamais à définir et enfermer la quête musicale de Bertrand Belin.

Un Déluge

« C’est une gourmandise musicale, une visite aux choses qui m’ont marquées adolescent : le rock’n’roll de Buddy Holly, que je préférais aux autres parce qu’il était moins dans la testostérone. Un déluge, ce n’est pas du rock’n’roll, mais ça s’en rapproche il y a de l'insouciance et un refrain ambigu. C’est comme une partie de cache-cache, la promesse d’un déluge qui peut être sexuel, violent, ou climatique… »

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