Fondateur de la première compagnie de danse contemporaine du Mozambique, Panaibra Gabriel Canda danse et parle le corps africain d’aujourd’hui dans un pays gouverné par une fragile démocratie où résonne la marrabenta, une forme musicale née d’un mélange d’influences locales et européennes.Comment affirmer une identité singulière dans un pays et dans un corps livrés à tous les regards et les interprétations de l’Histoire ? A ce paradoxe propre à tous les héritiers des décolonisations, Panaibra Gabriel Canda ajoute un questionnement singulier : comment affirmer ‘son’ geste lorsque l’on projette sur vous une succession de stéréotypes allant des pas frappés de la danse tribale au balancement martial de la révolution communiste de 1974, en passant par la sensualité assimilée du fado des anciens maîtres, voire les influences néo-classiques et contemporaines d’un Occident bailleur de fonds…

Avec habilité, il endosse en autant de solos ces apparences successives pour mieux les rejeter tour à tour, et trouver sa propre esthétique, ccompagné simplement à la guitare par un musicien de marrabenta. Ce son rock aux rythmes africains joué sur des instruments occidentaux est à l’image du spectacle et de l’artiste : ni noir, ni blanc, ni ex-colon ni ex-révolutionnaire, mais tout entier hic et nunc dans la sincérité de la création, loin des stéréotypes et des illusions. Un corps, des os, un poids, une respiration.

Distribution :

Chorégraphie et interprétation : Panaibra Gabriel Canda Musicien : Jorge Domingos Textes : Panaibra Gabriel Canda Création lumière : Myers Godwin Régisseur lumière : Aude Dierkens Costumes : Mama Africa & Lucia Pinto Administration : Jeremias Canda Accessoires : Panaibra Gabriel Canda avec l’aide de Gonçalo Mabunda Musique créée et inspirée par la musique Marrabenta du Mozambique (“Povo que lavas no rio” par Amalia Rodrigues, les compositeurs J. Campus, Fany Trio, Fany Fumo, Gatika, Albino Mandlaze, Xidiminguana, Feliciano “Pachu” Gomes).

PARTENAIRES :

Production : CulturArte (Maputo). Coproduction : Sylt Quelle Cultural Award for Southern Africa 2009 – Goethe Institut Johannesburg. Avec le soutien de : Kunstenfestivaldesarts, Bates Festival, Panorama Festival, VSArtsNM. Remerciements à : Jesse Manno, Dan Minzer, Leah Wilks, Cynthia Oliver, Elsa Mulungo, Timoteo Canda.

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