Symphonies en disquettes 3,5"
Symphonies en disquettes 3,5" © Flickr / AJ Batac

Vous vous souvenez des bons vieux lecteurs de disquettes 3,5" ? Dans les années 80, ils permettaient de lire des données (un peu plus d'1,4 Mo par disque, excusez du peu) au prix de nuisances sonores importantes. Aujourd'hui, c'est un instrument de musique.

Petit rappel historique. Inventée en 1967 (!) par l'Américain IBM, la disquette était au départ un simple disque de plastique souple, enveloppé selon les versions de carton ou d'un plastique rigide. Elle a succédé aux antiques cartes perforées utilisées jusque-là. La disquette va petit à petit réduire sa taille et devenir plus solide, permettant aussi de stocker de plus en plus de données. Avant de disparaître dans les années 90, au profit du CD.

Ça, c'est pour le côté pratique. Mais pour beaucoup, dans les années 80, la disquette c'était surtout ce bruit.

Pas forcément très agréable à entendre, à l'origine de nombreuses crises de migraine, et certainement pas musical au premier abord.

Sauf que... En 2007, un bricoleur décide de programmer un lecteur de disquettes pour qu'il joue un morceau de musique. Il y parvient en jouant sur les fréquences des bruits émis par l'appareil. C'est le début d'une véritable mode et d'une course à la performance : la semaine dernière, un internaute a ainsi mis en ligne un morceau joué par pas moins de 16 lecteurs, sur une musique du jeu vidéo culte Final Fantasy VII (écoutez l'original ici).

L'occasion de se plonger dans quelques-unes des plus belles performances de disquettes virtuoses.

Ici, sur le morceau "Aerodynamic" de Daft Punk...

La fameuse marche impériale de Star Wars...

Le thème de James Bond...

Ou encore le célèbre Canon de Pachelbel...

À l'heure où l'industrie de la musique s'inquiète de la baisse des ventes de disques, le marché de la disquette, lui, semble survivre sans problème à l'ère du dématérialisé.

image lien émission netplusultra
image lien émission netplusultra © Radio France
Articles liés
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.