« La chose n’était pas prévue, mais qu’est-ce qui l’était cette année ? » Dominique A

Dominique A
Dominique A © Laetitia Bégou

A la veille de la sortie de son nouvel album « Vie étrange » (Cinq7/Wagram), Dominique A passe la soirée sur France Inter, partenaire du nouvel opus de l’artiste. L’occasion pour les auditeurs d’entendre le chanteur engagé, connaître ses goûts musicaux et ses talents d’intervieweur.

France Inter, qui soutient plus que jamais les artistes du monde de la musique, privés des salles de concert, se réjouit d’offrir une soirée à Dominique A qui s’articulera en 3 séquences :

Entretien au long cours avec Dominique A pendant lequel des invités surprise feront des apparitions.

Dominique A prend les commandes de l’émission afin de diffuser les titres des albums qui ont guidé sa carrière.

Pour clôturer cette soirée exceptionnelle, Dominique A sera le rédacteur en chef de l’émission avec une conversation autour de Philippe Pascal du groupe Marquis de Sade & Marc Seberg auquel il rend hommage dans un recueil court récit intitulé « Fleurs plantées par Philippe » qui vient de sortir chez Médiapop. Il revient sur ses 30 ans de carrière, son parcours, ses rencontres musicales, ses engagements...

Dominique A
Dominique A / Laetitia Bégou

France Inter, la radio qui donne à entendre la musique

" La chose n’était pas prévue, mais qu’est-ce qui l’était cette année ? Après avoir sorti deux albums en 2018, « Toute latitude » et « La fragilité », et tourné pendant un an, je m’étais imposé une présupposée longue période d’autarcie pour recharger les batteries créatives. En cours de route, virus oblige, fût décrétée en mars 2020 une autarcie généralisée. Autarcie sur autarcie, ça commençait à faire beaucoup…

Par contrecoup, je ressortis du bois, bien au-delà du kilomètre alors réglementaire, via les tuyaux numériques, avec une reprise d’un groupe cher à mon coeur, « L’éclaircie » de _Marc Seberg_, chanson dont le propos exhortant à la patience me semblait de circonstance. Cette reprise ayant été bien accueillie, j’embrayai avec un EP, « Le silence ou tout comme », quatre morceaux électroniques composés et enregistrés sur le vif, et chantés d’une voix rentrée. La machine était lancée, et alors, comment l’arrêter ?

L’envie d’un chant un peu moins confiné (pas un hasard, nous étions entretemps ressortis de chez nous…), et de chansons plus mélodiques portées par des guitares me revint ; j’enregistrai et mixai une nouvelle série de titres, dans les mêmes conditions domestiques que la reprise et le 4 titres, et avec des textes qui, comme pour le EP et contrairement à mes vieilles habitudes, ont été écrits dans la foulée sur la musique. J’avais le sentiment de tenir ainsi une sorte de carnet de bord musical de la période, et de la façon dont je la percevais, sans pour autant que les chansons y fassent systématiquement référence.

Tout cela formant un tout, porté par une même méthode (improviser des chansons sur des structures mélodiques simples) et imprégné des incertitudes de l’époque. D’où ce 10 titres, « Vie étrange », dont le désir de garder une trace tangible appelait une sortie en physique. Pas un « nouvel album », avec le branle-bas logistique que cela supposerait. Mais un disque, oui.

Dominique A

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