Le festival c'est le rendez-vous des voix, piano, musique de chambre et opéra… Auvers baroque, classique, romantique, lyrique ou contemporain, autant de tempéraments différents dans des lieux chargés d’histoire.

Pascal Zavaro, le compositer invité de l'Opus 32

Pascal Zavaro a le goût pour une musique pulsée , des déhanchements dynamiques , une énergie contagieuse qui ne cache pas ses descendances , depuis les minmalistes américains jusqu ’au r ock. Mais le paysage d’ inf luences dont le compositeur se nourrit est large , des madr igalistes à Strawinski en passant par Bach et Bar tok. Zavaro puise la force expressive de sa musique dans une pensée harmonique clairement aff irmée , mettant entre parenthèses, sans pour autant les méconnaît re , les er rements du post -sérialisme et son impuissance à traduire au tre chose que « le gris, le noir, la peur et l’angoisse » (Messiaen ). La musique de Zavaro peut s ’expliquer , mais elle se ressent surtout , tactile et battante : amour des danses ( boogie , mambo…) prééminence du rythme , avec ce quelque chose d’acide dans les harmonies qui défilent et d’ éne vé dans les mélodies ; des tensions , des zébrures , des décalages effervescents , des emballements soudain mis à mal par une mélodie errante , surgie d’un coin d’ombre . Le rapport du compositeur à son instrument explique peut -être sa veine créatrice : avant d’ être compositeu r , Zavaro a été percussionniste .

Pascal Zavaro
Pascal Zavaro © Festival d'Auvers-sur-Oise

Singulier parcourt que celui de ce quadragénaire , initié à la musique non par voie traditionnelle , mais par un groupe de rock formé dans l ’ enfance. « J’ai appris à lire la musique tout seul , j’ai joué de la batterie , de la guitare grâce à des méthodes car je ne voulais absolument pas être au conservatoire . La musique faisait partie de mon jardin secret et n’avait rien à voir avec l’ école . » Avec quelques disques à la maison, Zavaro grandit dans un milieu de plasticiens . Il admire son père Albert, peintre, professeur à l’ école des Beaux-Arts , et tire de ses tableaux le sens de la composit ion, de la couleur , de la rythmique , tissant d’ intimes correspondances entre peinture et son . Au terme d’études au CNSM et d’expériences multiples au sein de grands orchestres , il découvre , à Tokyo, les percussions japonaises , pratique assidûment le marimba - dont il devient un virtuose - puis vite, l’ interprète laisse éclore le créat eur .Des aff inités picturales cristallisées durant l’enfance et l’adolescence resurgissent aujourd'hui, implicitement ou non, et structurent ses opus . Il dit aimer dans sa musique « entendre le bruit du mon de », s’ intéresser « aux choses polyphoniques, exprimant une sorte de chaos par moments, et à d’autres un apaisement . Des moments d’ intense confusion , puis des échappées paradisiaques . » Jérémie Rousseau

Quelques artistes

katia Buniatishvili
katia Buniatishvili © Julia Wesely

katia Buniatishvili au piano Une étoile est née au firmament des pianistes ! A 24 ans, Khatia Buniatishvili éblouit par son intelligence et son talent. Talent énorme, intelligence à foison, charme fou. Elle parle cinq langues et n’a peur de rien. Loin des projets classiques poliment ennuyeux, rongés par le conformisme et la joliesse superficielle, l’arrivée de cette virtuose aussi flamboyante qu’incandescente prend des allures de tremblement de terre. La presse internationale la compare déjà à Martha Argerich, rien que çà !le samedi 2 juin à 21h à l'église Notre Dame d'Auvers-sur-Oise

Jeunes et belles voix Julia Jérosme, sopranoSuzanne Jérosme, sopranoCatherine Trottman, mezzo-sopranoLaurent Arcarro, barytonTristan Pfaff, pianoLe Festival est un découvreur de talents depuis toujours et la masterclass de Gundula Janowitz, l’an passé, fut un véritable vivier de gosiers prometteurs !Il était donc légitime de leur consacrer un concert dont le programme pensé collégialement, va nous distiller sans aucun doute de véritables moments de grâce, transcendés par le talent du pianiste Tristan Pfaff, autre artiste maison !Le dimanche 3 juin à 16h30 à l'église Notre-Dame d’Auvers-sur-Oise

Katia et Marielle Labèque , aux pianos, Gonzalo Grau aux percussions et Raphaël Séguinier aux drumsRetour très attendu à Auvers des deux plus célèbres stars du « deux pianos » et « quatre mains », Katia et Marielle Labèque, dans un programme très rythmé aux couleurs américaines. Et en guise de bouquet final, le « West Side Story » de Bernstein dans une version irrésistible pour deux pianos et deux percussionnistes, précédée de trois Préludes de Gershwin décoiffants et des quatre mouvements pour deux pianos de Philip Glass.Les « Labèque sisters » sont toujours vraiment fantastiques ! Unies, aimantes, sincères ou enflammées, non seulement elles n’ont pas changé, mais restent toujours charismatiques et aussi jeunes qu’à leur début !Le Vendredi 15 juin à 21h à l'Amphi Larousse/Université de Cergy-Pontoise

Eglise d'Auvers-sur-Oise
Eglise d'Auvers-sur-Oise © Le festival d'Auvers-sur Oise

Autour de l’Opus

- Sensibilisations scolaires Mardi 10 avril 2012 - Ecoles d’Auvers-sur-OiseLundi 14 mai 2012 - Ecole de l’Isle-AdamThème abordé : Autour d’autres claviers….Les percussions - Bruno Desmouillères, percussions et batterie Pascal Pallisco, accordéoniste- Récital pour le piano retrouvé de Gabriel Fauré Samedi 12 mai 2012 – Eglise Saint-Denys d’Arnouville - Kotaro Fukuma, piano - Haydn, Beethoven, Liszt, Ravel- Cinéma et musique Jeudi 7 juin 2012 – Cinéma Royal Utopia – PontoiseCycle : Les compositeurs et la musique de film « Hommage à Georges Delerue » (1925 – 1992)Film : Diên Biên Phu, film français de Pierre Schoendoerffer (1992) - Avec la participation de son disciple, le compositeur Raymond Alessandrini et de Madame Colette Delerue. - Débat et animation : Patrick Glâtre- Sensibilisations à la Maison d’Arrêt du Val d’Oise Juin / Octobre / Décembre 2012Trio Klezele - Quatuor de clarinettes Florent Héau et Isabelle Lagors, harpe celtique/François Ducasse, flûte/Cécile Garcia, violon- Musique à l’Hôpital « Au bonheur des sons » Novembre 2012Ensemble Eusebius et Florestan ( Violon, alto, violoncelle)- Les messes du Festival Dimanche 3 juin – Eglise Notre-Dame d’Auvers-sur-OiseL’Académie Vocale de Paris - Iain Simcock, directionDimanche 1er juillet – cathédrale Saint-Maclou de PontoiseLa Maîtrise des Petits Chanteurs Jean-Pierre Frémont, direction

Mots-clés :
Articles liés
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.