Le Passé au Présent

Le Festival est intimement lié au patrimoine architectural exceptionnel de Saint-Denis mais il est également profondément ancré dans le monde d’aujourd’hui et conjugue donc en permanence le passé et le présent, le patrimoine et la création. Le répertoire, d’abord, est pensé en fonction de la Basilique qui l’accueille : la Résurrection de Mahler, véritable pilier de l’histoire du Festival, le Stabat Mater de Dvorák, la Petite Messe solennelle de Rossini, la 4e de Brahms proposée par Myung-Whun Chung à la tête de son orchestre, le Philharmonique de Radio France , enfin la fresque de Mendelssohn, Elias, avec le Choeur de Radio France et le National , sous la direction de son directeur musical Daniele Gatti pour deux concerts, en clôture.Et parce que ce patrimoine musical se recrée tous les jours, les jeunes talents sont particulièrement à l’honneur dans les distributions ou les récitals à la Légion d’Honneur, Julie Fuchs, Edgar Moreau, Marianne Crebassa,Julien Behr, Julia Lezhneva, et Michael Nagy … De même côté chefs, nous poursuivons nos collaborations avec Leonardo García Alarcón qui marie des percussions orientales au baroque sicilien, Raphaël Pichon pour sa lecture de Mozart et du style préclassique, Jakub Hruša et James Gaffigan avec les formations de Radio France, et retrouvons par ailleurs Nathalie Stutzmann , chanteuse et chef(fe) à la fois, avec la complicité de Renaud Capuçon .

A partir de cantiques de Hildegard von Bingen, compositrice et abbesse du 12e siècle contemporaine de l’abbé Suger de Saint-Denis, le Festival, avec Radio France, a passé commande à Ibrahim Maalouf d’une nouvelle partition, à découvrir pour l’ouverture, avec la Maîtrise de Radio France et sa directrice musicale Sofi Jeannin .Enfin, une compositrice d’aujourd’hui et un livret d’Amin Maalouf pour une avant première et en création française: la nouvelle version de la Passion de Simone de Kaija Saariaho, qui invite à visiter avec distance et émotion la vie et l’œuvre de Simone Weil.Passé, présent, patrimoine et création, le Festival vous convie au plaisir de la (re)découverte.Nathalie Rappaport, Directrice du Festival de Saint-Denis

En ouverture :

Ibrahim Maalouf ® Rouvre - Sofi Jeannin
Ibrahim Maalouf ® Rouvre - Sofi Jeannin © Abramovitz

Mardi 3 juin • 20h30 • Basilique de Saint-Denis - Sur les pas de Hildegard…Création - Co-commande Radio France - Festival de Saint-Denis Au programme :Hildegard von Bingen Cantiques - Ibrahim Maalouf Hildegard von Bingen - Recomposition Avec : Les Musiciens de Saint-Julien, François Lazarevitch, direction musicale Ensemble de cuivres et percussions, Ibrahim Maalouf, trompette et la Maîtrise de Radio France Sofi Jeannin, directrice musicale Ce concert d’ouverture a la forme d’un diptyque : deux tableaux dialoguent et se reflètent. D’un côté, le chant d’extase mystique, virtuose et hypnotique d’une femme hors norme, abbesse rhénane du XIIe siècle, grande figure du Moyen Âge contemporaine d’Abélard et de l’abbé Suger, et que la vague hippie des 70’s a portée au sommet ; de l’autre, une nouvelle partition d’Ibrahim Maalouf, pour voix d’enfants et cuivres, inspirée des chants de Hildegard et de la Basilique qu’il connaît bien. Hildegard von Bingen qui fut une femme éclairée et libre, a laissé une production gigantesque, d’une qualité exceptionnelle. Sa musique, apparentée au chant grégorien, s’envole, plane, exulte sur des textes débordant de fantaisies, de joie et d’imagination.Cette transe ne peut que parler à Ibrahim Maalouf, entouré de cuivres pour l’occasion, et bien sûr de sa trompette orientale à quart de tons. Le Festival a passé cette nouvelle commande avec Radio France, grâce à qui nous retrouvons les voix de la Maîtrise et sa brillante directrice musicale, Sofi Jeannin, très remarquée l’an dernier à Saint-Denis dans le Requiem de Fauré.Ce concert est diffusé en direct sur France Inter et sur Arte ConcertJeudi 19 juin • 20h30 • Basilique de Saint-Denis - Brahms - Mendelssohn

Julia Fischer
Julia Fischer © Uwe Arens

Au programme :Mendelssohn - Concerto pour violon en mi mineur, op. 64, Brahms - Symphonie n°4 Avec : Julia Fischer, violon et l'Orchestre Philharmonique de Radio France et Myung-Whun Chung, directeur musical Il y a une tension tragique et une puissance colossale chez l’immense symphoniste Brahms. Un souffle extraordinaire traverse sa 4e et dernière symphonie qui dévoile une grande histoire de musique : alternance de densité et de transparence des textures orchestrales, architecture ample, richesses mélodiques. Le discours progresse et s’élargit pour s’achever sur les chocs et entrechocs des variations finales.À la tête de son orchestre, le Philharmonique de Radio France, et dans l’immensité du vaisseau Basilique, Myung-Whun Chung se sert de cette puissance pour élever nos âmes, avec allure et grâce.Une autre histoire que celle du Concerto pour violon de Mendelssohn qui ouvre cette soirée prestigieuse… avec l’envol si célèbre du violon, cette poésie qui émane de tous les pupitres et rappelle la féérie du Songe d’une Nuit d’Été.Après de brillants débuts à la Philharmonie de Vienne en mai dernier et une année de résidence au Konzerthaus de Berlin, la star Julia Fischer est, dans cette édition, sous le feu des projecteurs, à la Légion d’Honneur en quatuor, puis ici en soliste virtuose. Deux chefs-d’oeuvre romantiques. Brahms / Mendelssohn, au sommet.Ce concert est diffusé en direct et en différé jusqu’au 31.12.2014 par Arte Concert

En clôture :

Daniele Gatti
Daniele Gatti © Pablo Faccinetto

Jeudi 26 & vendredi 27 juin • 20h30 • Basilique de Saint-Denis - Elias Mendelssohn Avec :Lucy Crowe, soprano, Christianne Stotijn, alto, Rainer Trost, ténor, Michael Nagy, baryton-basse, les Choeur de Radio France -Matthias Brauer, directeur musical et l'Orchestre National de France - Daniele Gatti, directeur musical Dernier chef-d’œuvre de Mendelssohn, cet oratorio pour le moins dramatique est situé au cœur du XIXe siècle et pourtant rappelle Haendel et Bach, avec ces chœurs, ces chorals, ces fugues, ces récits.Mendelssohn donne la parole au prophète Elie, personnage puissant et émouvant, aux humeurs exaltées, véritable héros éprouvant tour à tour la colère, la détresse et la compassion.Les chanteurs solistes sont à la mesure de cette vaste fresque biblique inspirée des textes de l’Ancien Testament : Lucy Crowe vient de faire ses débuts au Met, et a déjà chanté cette oeuvre sous la direction de Yannick Nézet-Séguin, Christianne Stotijn vient de tourner avec Gustavo Dudamel et Esa-Pekka Salonen, Rainer Trost est le ténor fétiche de l’Opéra de Munich. Quant à Michael Nagy, il a l’étoffe pour le rôle-titre : Don Giovanni, Papageno mais aussi les rôles wagnériens Wolfram, Günther avec lesquels il s’est encore fait inviter au Festival de Bayreuth cet été, il est l’un des barytons-basses à découvrir en France, et aussi la grande voix d’Elias.Un orchestre : le National. Un chœur : Radio France. Un chef : Daniele Gatti, le directeur musical de l’Orchestre National de France, également brillante baguette de l’Opéra de Zurich et collaborateur de la Philharmonie de Vienne.Un événement musical en clôture.Le concert du 27 juin est diffusé en direct et en différé jusqu’au 31.12.2014 par Arte Concert

Résidence artistique : Raphaël Pichon et Pygmalion

Raphaël Pichon et Pygmalion sont en résidence au Festival de Saint-Denis depuis la saison 2012-2013 : La Passion selon Saint-Jean de Bach dans la Basilique l’an dernier, des concerts scolaires, des concerts dans les quartiers dans un programme de « Canons » de Brahms et Schumann pour chœur a capella, des masterclasses d’interprétation baroque et de direction de chœur (restitution dans le cadre de Métis 2014).En concert dans le cadre du Festival : Raphaël Pichon, jeune chef français plein de charisme et de passion, se révèle dans Mozart et le style préclassique, à la tête de son ensemble Pygmalion.

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