On pensait qu'elle connaissait tout de l'œuvre de son cher Serge. Et bien non, Augustin Trapenard a réussi a cueillir Jane Birkin.

Charlotte et Serge Gainsbourg, le 06 décembre 1986 à Tours, sur le plateau de l'émission de Patrick Sabatier "La vie de famille".
Charlotte et Serge Gainsbourg, le 06 décembre 1986 à Tours, sur le plateau de l'émission de Patrick Sabatier "La vie de famille". © AFP / Michel Gangne et Pascal George

Charlotte for Ever, c'est une chanson, c'est un album et c'est un film... objet de scandale.

En 1984, Gainsbourg abandonne le reggae qui avait marqué ses deux précedents albums et publie un opus résolument plus rock : Love on the beat. Plus rock et plus sexuel également. Outre les cris de plaisir de Bambou, sa compagne, sur le titre qui donne son nom à l'album, deux chansons ont clairement pour thème l'homosexualité.

Figure également sur cet album, Lemon incest, chanté en duo avec Charlotte. Paru en single, Lemon Incest reste 18 semaines au Top 50, dont quatre à la deuxième place. Le scandale est à la hauteur du succès. Certains ont pu croire que Gainsbourg légitimait l'inceste. Ce dont il s'est toujours défendu.

Pour composer Lemon incest, Gainsbourg s'est inspiré de l'Étude n°3 en mi majeur op. 10 de Frédéric Chopin. Quelques mois plus tard, pour Charlotte for Ever c'est chez un autre compositeur qu'il trouve l'inspiration... un peu par hasard.

Serge Gainsbourg a raconté cette anecdote lors d'une interview. C'est ce moment qu'Augustin Trapenard fait écouter à Jane Birkin

Charlotte for Ever, c'est aussi un film qui traite du rapport entre un père alcoolique et une fille de quinze ans dans une atmosphère incestueuse. Le rôle de Stan devait être tenu par Christophe Lambert avant que Gainsbourg ne se l'attribue, une décision qu'il regrettera plus tard.

Le film fit scandale à sa sortie pour le parallèle entre le scénario du film et la relation de Serge Gainsbourg et de sa fille Charlotte.

Pour aller + loin

(Ré)écouter Boomerang avec Jane Birkin

Mots-clés :
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.