Ne me demandez pas pourquoi, j’ai eu envie de vous offrir un moment d’intimité. La voix que vous allez entendre est de celles qui peuvent creuser le silence autour d’elles.

Douglas Dare, auteur-compositeur-interprète pendant le festival End of the Road à Larmer Tree Gardens le 3 septembre 2017 à Farnham, Dorset.
Douglas Dare, auteur-compositeur-interprète pendant le festival End of the Road à Larmer Tree Gardens le 3 septembre 2017 à Farnham, Dorset. © Getty / Burak Cingi / Redferns

3 avril 2020 - Confinement Jour 16

Elle appartient à un garçon qui aura trente ans cette année, un Anglais du nom de Douglas Dare, D A R E. 

Il a grandi dans le sud de l’Angleterre, près de la mer, petit dernier d’une famille de musiciens amateurs, dont le père gère un élevage de vaches laitières. Le genre d’endroit où l’on ne dispose pas d’Internet, où vous êtes obligé de monter une côte pour avoir du réseau téléphonique.  

Enfant, pour rêver d’un autre monde, Douglas aimait, raconte-t-il, enfiler le tutu rose de sa mère. Pianiste de Conservatoire, il a découvert sur le tard qu’il avait aussi envie de composer des chansons et de les chanter. 

Ses modèles ont été PJ Harvey, elle aussi une rurale, originaire de la même province du Dorset, ainsi que Thom Yorke, de Radiohead. Cela dit, en entendant Douglas Dare chanter Heavenly Bodies, corps célestes, la rêverie d’un grand enfant qui voudrait encore se blottir entre ses deux parents, vous penserez peut-être à Jeff Buckley ou, plus près de nous, à Tamino. Il y a cette même mise à nu, ce lyrisme innocent, qui font tendre l’oreille, justement parce que c’est en sourdine.   

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