Les rendez-vous de France Inter au Festival:

  • En direct le vendredi 27 juillet à 21h à 1h pour une soirée spéciale présentée par Elsa Boublil

  • En direct le lundi 30 juillet de 22h à minuit, Summertime

  • En direct le mardi 31 juillet de 22h à minuit, Summertime

Qu’on ne s’y trompe pas. Marciac n’est pas qu’un petit village coquet niché en contrebas de la route des bastides (et du foie gras), ni qu’une étape incontournable sur les chemins de Saint-Jacques de Compostelle, prétexte pour le pèlerin harassé de se convertir au culte de Saint Mont et du baba gascon. Élevé au rang de Grand Site de Midi-Pyrénées, Marciac est un label de qualité , une appellation d’origine contrôlée, reconnus en des lieux aussi distincts et prestigieux que New York, Sao Paulo, Montréal, Chicago ou Santiago de Cuba. Car depuis trente-cinq ans maintenant, grâce à son festival renommé non seulement pour son exigence mais aussi pour son éclectisme, Jazz in Marciac brille de mille feux sur la planète jazzy. Fruit de l’opiniâtreté de son président et de son appropriation inattendue de l’éthique punk DIY (« Do It Yourself »), permettant d’attirer contre toute attente, vingt jours par an, un public de dimension woodstockienne au fin fond du Gers.

Et ce n’est pas cette année que quelque chose va changer. La programmation de Jazz in Marciac 2012 se révélant en effet de très haute qualité, avec comme thématique principale la voix , qui, nul ne l’ignore, est le plus ancien des instruments. Le plus difficile à maîtriser aussi. Melody Gardot, Bobby McFerrin, Esperanza Spalding, Eric Bibb, Keb’ Mo’ vont ainsi se succéder d’entrée, bientôt suivis de Dianne Reeves, de la Coréenne Youn Sun Nah, de la Cubaine Omara Portuondo, de la Béninoise Angelique Kidjo, de Lucky Peterson (épaulé par Wynton Marsalis) et du crooner comédien Harry Connick Jr., dont c’est la première apparition sous chapiteau.

Au même titre que Rubén Blades, phénoménal salsero panaméen (et lui aussi comédien), candidat malheureux à la présidence de son pays en 1994. Côté instrumental, l’affiche n’est pas négligeable non plus, avec le retour attendu du colosse Sonny Rollins, quatre-vingt deux ans et toutes ses anches, la soirée piano(s) réunissant Kenny Barron, Mulgrew Miller, Benny Green et Eric Reed, la rencontre du Jazz at the Lincoln Center Orchestra et de l’Orchestre National du Capitole de Toulouse, et les trois compositions (pour formations différentes) que John Zorn a choisi de tester en France.

ONCT
ONCT © Dominique Viet

Quant aux « jazzficionados » résolument agoraphobes, ils pourront toujours se replier vers L’Astrada, le Zénith local, ne serait-ce que pour y assister au bras de fer opposant Bernard Lubat et Michel Portal, ou pour y constater les progrès accomplis par le populaire Emile, Parisien de patronyme, Marciacais de coeur.Serge Loupien

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