Invitée dans "Boomerang", la chanteuse interprète en direct dans l’émission la fameuse chanson italienne - mais la version originale, celle des Mondine (et non celle des Partisans)

Juliette sur le plateau de Boomerang, le 25 octobre 2016
Juliette sur le plateau de Boomerang, le 25 octobre 2016 © Radio France

Dans sa version la plus connue, Bella Ciao est aujourd'hui le chant des résistants à travers le monde... reprise par exemple par Arthur H, Manu Chao ou Goran Bregovic.

La chanson a été l'un des chants des partisans antifascistes italiens ; les paroles décrivent l’adieu d’un partisan à sa belle : il part, sans espoir de retour, se battre pour la liberté... Cette version est tirée d’un chant folklorique du nord de l’Italie, les Mondine - version qui elle-même est peut-être tirée d’un morceau klezmer du début du siècle, Das Säckele Kohlen. Bref, l’origine de la chanson est assez confuse… Comme le résume Juliette :

C’est encore une chanson à tout le monde !

La chanteuse a choisi de reprendre en direct dans l’émission d’Augustin Trapenard la version des Mondine : moment d’émotion à réécouter ici.

► Réécoutez Juliette au micro d'Augustin Trapenard

La chanteuse a choisi d’interpréter la version des Mondine, les ouvrières journalières qui travaillaient dans les rizières de la plaine du Pô, au nord de l’Italie, dans des conditions assez épouvantables.

La “monda” en italien, c’était le désherbage ; les Mondine avaient pour travail de retirer les mauvaises herbes qui gênent la croissance des jeunes plants de riz, une tâche exténuante, exécutée par les femmes des classes sociales les plus pauvres entre la fin du XIXe et la première moitié du XXe siècle.

Photo d'une "Mondina"
Photo d'une "Mondina" © CC BY-SA Nevertime et Argia Granuzzo from Modena

Les femmes étaient dans l'eau jusqu'aux genoux, pieds nus et le dos plié durant des journées entières. Les paroles de la chanson dénoncent leurs conditions de travail...

Privée de son refrain "Bella ciao", la chanson une fois traduite s'entend ainsi :

"Le matin, à peine levée / À la rizière je dois aller / Et entre les insectes et les moustiques / Un dur labeur je dois faire / Le chef debout avec son bâton / Et nous courbées à travailler / O Bonne mère quel tourment / Je t'invoque chaque jour / Et toutes les heures que nous passons ici / Nous perdons notre jeunesse / Mais un jour viendra que toutes autant que nous sommes / Mais un jour viendra que toutes autant que nous sommes / Nous travaillerons en liberté."

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