Vincent Delerm
Vincent Delerm © Radio France

La voix qui traînait dans les graves n’a plus cette tendance à la nonchalance, Vincent Delerm chante mieux. Ce qui devenait une facilité, le name dropping, cette façon de citer des marques ou des gens connus, est passée de mode. L'artiste décline avec beaucoup de poésie un disque sur l’amour et le fait avec finesse, avec justesse. Les paroles des « amants parallèles » dessinent les couleurs d’une histoire d’amour entre une femme et un homme qui deviendront parents puis des vieux, aux cheveux blancs. Sentiments, ressentis, l’amour, dans la durée.

Delerm aime le cinéma et son disque ressemble à un film, à des photos aussi. Il est un auteur photographe qui saisit des instantanés de la vie amoureuse. Si, dans l’album, son univers intimiste et ses mélodies au piano rappellent son univers, de nouveaux arrangements (superbes) apparaissent, signés Clément Ducoll, le musicien de Camille. Beaucoup de pianos, quelques intermèdes musicaux, une alternance de voix chantée et de voix parlée, (un peu trop de voix parlée, c’est la mode dans la chanson française), mais c’est presque un détail, rien ne nuit vraiment, dans cet album, à la douceur de l’écoute, aux émotions qu’elle suscite.

Vincent Delerm, "Les Amants parallèles", Tôt ou Tard.

Le musicien sera l’invité, lundi 25.11, de France Inter, d’une manière originale. Il programmera les chansons que vous entendrez dans les émissions.

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