Imaginerait-on le répertoire d'Edith Piaf sans "Non, je ne regrette rien" ? Et pourtant, la chanteuse a bien failli passer à côté cette chanson.

Edith Piaf
Edith Piaf © g49/Globe-ZUMA

Automne 1960. Après une année très difficile, de nombreux problèmes de santé, plusieurs opérations chirurgicales, Edith Piaf vient de subir une rechute. À quarante-quatre ans, elle a le corps d’une vielle femme.

A Paris, Charles Dumont compose. Il a donné l'une de ses musiques à Michel Vaucaire (le mari de Cora) qui a écrit un texte testamentaire qu'il a baptisé Non, je ne regrette rien . "C'est une chanson pour Piaf" affirme-t-il à Dumont. Ce dernier n'aime pas Piaf. Elle l'a humilié publiquement : "C'est juste un petit chansonnier "...

Pourtant, dans l'entourage de la chanteuse, on l'incite fortement à recevoir l'auteur et le compositeur. Après maintes annulations, rendez-vous est fixé pour le 5 octobre en fin d'après-midi. Mais le matin la chanteuse ne va pas bien, elle fait envoyer un télégramme à Michel Vaucaire pour annuler une nouvelle fois. Or, Michel Vaucaire, absent de chez lui ne recevra jamais le telégramme et les deux hommes se présentent à 17H, chez Piaf, Boulevard Lannes. Charles Dumont se souvient.

Extrait de "Les derniers jours d'Edith Piaf" de Philippe Pichon Quelques semaines plus tard Edith Piaf remonte sur scène, à l'Olympia. La première a lieu le 29 décembre. Mais la chanteuse est toujours très faible. Pour lui éviter toute fatigue, Charles Dumont et Bruno Coquatrix la portent jusqu’à la scène. Quand le rideau se lève, la frêle silhouette frêle est accueillie par 16 minutes d’ovation et d’applaudissements.Elle ouvre enfin le récital sur **Non, je ne regrette rien** . Ce soir-là, le public lui fera 22 rappels.
### Saurez-vous les reconnaître De nombreux artistes ont interprété **Non je ne regrette rien** . En voici un petite sélection
### Pour l'anecdote Piaf a dédié son enregistrement à la Légion étrangère. En effet à l'époque de l'enregistrement, la France était engagée dans la guerre d'Algérie (1954–1962). La Légion qui suivit le putsch des Généraux du 23 avril 1961 contre le général de Gaulle a adopté la chanson à cette époque.
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