France Inter en direct de Nantes:

  • le Vendredi 31 janvier, Sylvie Chapelle, On parle musique , 16h – 17het dès 21h, concert en direct

  • le Samedi 1 février, 17h – 18h, émission spéciale avec Collin & MauduitLieu : Agora du Palais des congrès.

► ► ► (RE)ÉCOUTER |

Des canyons aux étoiles - La musique américaine de 1860 à nos jours.

Ce thème présente un large panorama de la musique américaine de 1860 à nos jours et comporte quatre axes principaux :

1er axe : Les racines du nouveau continent

L’histoire de la musique savante aux États-Unis est profondément liée à la culture populaire, particulièrement à la chanson traditionnelle. Ainsi, au XIXe siècle, Louis Gottschalk et StephenFoster ont bâti les fondements de l’école nationale américaine tout en conservant l’héritage européen. Au XXe siècle, Charles Ives, Virgil Thomson, Henry Cowell et George Gershwin réalisent la synthèse entre tradition et modernité. C’est ensuite avec des compositeurs comme Aaron Copland , Samuel Barber, Leonard Bernstein, Colon Nancarrow, John Cage, Steve Reich, Philip Glass ou John Adams que la musique classique d’outre-Atlantique s’est véritablement imposée dans le paysage musical mondial.

Auditorium
Auditorium © Marc Roger

2ème axe : Les États-Unis terre d’accueil

Les États-Unis ouvrent leurs portes à des compositeurs commeAntonin Dvorák , qui sera directeur du Conservatoire de New-York de 1892 à 1895. Le pays devient aussi une terre d’exil pour beaucoup de compositeurs victimes des régimes totalitaires d’Allemagne et de Russie. En effet, les États-Unis sont, dès le début du XXe siècle, la principale destination des Juifs et des opposants politiques fuyant l’oppression et les persécutions en Europe. Mais quelles que soient les raisons de cet exil, SergeRachmaninov, Serge Prokofiev, Paul Hindemith, Erich-Wolfgang Korngold, Igor Stravinsky, Béla Bartók, Edgard Varèse, Arnold Schoenberg, Bohuslav Martinu et bien d’autres sont devenus des personnalités musicales de premier plan, et ont composé certaines de leurs plus belles oeuvres sur le territoire américain, y intégrant la douleur du déracinement.

3ème axe : Les institutions américaines comme maître d’ouvrage

Les fondations : Plusieurs grandes fondations ont commandé des oeuvres à des compositeurs, comme la Fondation Koussevitsky (Concerto pour orchestre de Béla Bartók, Ramifications de Gyorgy Ligeti, Concerto pour violoncelle de Krzysztof Penderecki) ou la Fondation Fromm (Circles de Luciano Berio, Les travaux et les jours de Tristan Murail). D’autres, comme la Fondation Guggenheim , ont soutenu des compositeurs, parmi lesquels Samuel Barber, Luciano Berio et John Cage.Les orchestres : Par ailleurs, de grands orchestres américains ont été commanditaires d’oeuvres majeures du XXe siècle : l’Orchestre Symphonique de Boston (Symphonie de Psaumes d’Igor Stravinsky, Turangalîla-Symphonie d’Olivier Messiaen, The Shadows of Time d’Henri Dutilleux), l’Orchestre Philharmonique de New York (November Steps de Toru Takemitsu, Sinfonia de Luciano Berio), l’Orchestre Symphonique de Los Angeles (Riverrun de Toru Takemitsu) ou encore l’Orchestre de Cleveland (Métaboles d’Henri Dutilleux). Des Canyons aux Étoiles, oeuvre d’Olivier Messiaen, a été créée en 1974 à l’occasion du bicentenaire des États-Unis.

Animation projetée sur l'auditorium
Animation projetée sur l'auditorium © Radio France / Marc Roger

Il faut souligner que de nombreux compositeurs sont venus enseigner dans les plus grandes universités américaines telles Harvard, Princeton ou l’Académie d’été de Tanglewood . Beaucoup de compositeurs ont également choisi de créer leurs oeuvres aux États-Unis, par exemple Hymn to a Great city, Litany, Symphonie n°4 “Los Angeles” et Peace upon you, Jerusalem d’Arvo Pärt, Folk Songs de Luciano Berio…

4ème axe : Le cinéma

Un certain nombre d’artistes ont travaillé pour Hollywood :Kurt Weill et Hanns Eisler ont notamment collaboré avec Fritz Lang ou Jean Renoir . Max Steiner , élève de Mahler et Brahms, rejoint Hollywood en 1929 et signe les bandes originales de King-Kong, Casablanca ou encore Autant en emporte le vent.

Erich-Wolfgang Korngold a quant à lui travaillé à plusieurs reprises avec les studios Warner Bros, composant par exemple la musique du Songe d’une nuit d’été ou des Aventures de Robin des Bois. Il a réalisé une vingtaine de partitions qui ont changé le “son” d’Hollywood et élevé les orchestres de studio au rang des meilleurs orchestres nationaux. Dans la lignée de ces premières associations entre compositeurs et réalisateurs, Hans Zimmer (Rain Man, Gladiator…), John Williams (Star Wars, Les dents de la mer…), John Barry (Danse avec les loups, Out of Africa…), BernardHerrmann (Citizen Kane d’Orson Welles, Psychose d’Alfred Hitchcock), Elmer Bernstein (Les sept mercenaires…), Henry Mancini (La Panthère rose…) ont perpétué la tradition des grandes partitions symphoniques écrites pour le septième art.

Pour amplifier ces quatre axes, une grande place sera également accordée à la musique populaire américaine avec la présence du jazz, du blues, du negro-spiritual et des comédies musicales de Broadway, de Show Boat (1927) à Hello Dolly (1964) en passant par Porgy and Bess (1935), MyFair Lady (1956) et West Side Story (1957).Un regard inédit et passionnant tel un panorama du 20e siècle pour saluer les 20 ans de la Folle Journée !

Mots-clés :
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.