La parenté entre la musique de Francois De Roubaix (célèbre compositeur de musiques de films français, pionnier de l’électro et du home-studio, disparu en 1975, et devenu musicien culte aux quatre coins de la planète) et celle de Fred Pallem saute aux oreilles. Même goût de la ritournelle faussement simple sur une orchestration savante, même façon de moduler dix fois par mesure, orchestrations faisant appel à des instruments non-conventionnels, irrévérence harmonique. Les thèmes rassemblent emprunts sériels pas sérieux, musiquettes à deux balles et lignes de basse psychédéliques. Pallem s’éclate dans un registre pop-prog outrageusement vintage, Vincent Taurelle bidouille des synthés improbables, Rémi Sciuto joue de la flûte, de la scie musicale et d’un ocarina en forme de canard jaune, Arnaud Roulin et Vincent Taeger (échappés de Poni Hoax) complètent une section rythmique au groove implacable et entêtant: pour le bien de la cause. Plus une chanteuse, Juliette Paquereau (du groupe pop Diving with Andy), très juste, pleine de charme, très pop anglaise.

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