Un espace énigmatique, une fantasmagorie, une réalité qui vacille... un endroit où l'on se rencontre vraiment.

Le temps et la chambre
Le temps et la chambre © Michel Corbou

Avec Le Temps et la Chambre au théâtredu Nord,Alain Françon confronte son art à une pièce vertige.

Une pièce avec trois grandes fenêtres donnant sur la rue. Devant celle du milieu, une petite table et deux fauteuils : l’un est occupé par Olaf ; l’autre, tourné vers la fenêtre, est occupé par Julius. Celui-ci observe les gens dans la rue. Il décrit une fille. On sonne. Elle entre. Elle leur est inconnue mais elle sait qu’ils parlaient d’elle. On sonne, « L’Homme sans montre » entre. Il était à une fête ici la nuit dernière et il a oublié sa montre. C’était pourtant bien ici ? Qui sont ces gens (Marie Steuber, L’Impatiente, La Femme Sommeil…) dont l’arrivée n’émeut en rien les deux habitants du lieu ?

La chambre”, est-elle ce lieu, heureux et malheureux, aléatoire, où des êtres se croisent, se manquent, se séparent ou un espace mental dominé par la présence d’une colonne mystérieuse ?

Le temps et la chambre
Le temps et la chambre © Michel Corbou

Le temps”, est-il celui de l’histoire en bribes de Marie Steuber, de sa quête incessante ou celui, suspendu, de la conscience ? Si Botho Strauss fait vaciller la réalité, c’est peut-être pour dévoiler l’endroit, entre réel et fantasme, où l’on se rencontre vraiment.

Le temps et la chambre
Le temps et la chambre © Michel Corbou

►►► Distribution : Dramaturgie David Tuaillon, assistant à la mise en scène Nicolas Doutey, décor Jacques Gabel, lumières Joël Hourbeigt, costumes Marie La Rocca, musique Marie-Jeanne Séréro, son Léonard Françon, coiffure maquillage Pierre Duchemin

►►► avec Avec Antoine Mathieu, Charlie Nelson, Gilles Privat, Aurélie Reinhorn, Georgia Scalliet de la Comédie-Française, Renaud Triffault, Dominique Valadié, Jacques Weber, Wladimir Yordanoff et la voix d’Anouk Grinberg

Le temps et la chambre
Le temps et la chambre © Michel Corbou

►►► Aller plus loin

Alain Françon dans L'Humeur vagabonde de Kathlen Evin le 8 janvier 2017

Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.