France Inter en direct pour une soirée spéciale le 8 mai de 22h à 1h avec les DJ set de Breton, Aluna Georges....La soirée est présentée par Laurence Pierre

Nuits sonores entre dans sa deuxième décennie avec la même passion et les mêmes convictions. Mais avec la volonté constante d’innover et de se réinventer sans cesse.La philosophie du festival est intacte :développer un événement urbain, ouvert à l’ensemble des champs disciplinaires contemporains, de la musique bien sûr mais aussi du graphisme, de la scénographie, de la création visuelle et des cultures numériques. Dans sa forme, le festival veut poursuivre son « odyssée dans la ville » : en dix ans, Nuits sonores a exploré le territoire lyonnais, de nuit comme de jour, de la sieste à l’apéro, de la nuit au petit matin, et dans la plupart de ses espaces : rues et places publiques, lieux de nuit et institutions culturelles, fleurons du patrimoine révélé et friches industrielles inédites.Ce voyage dans la ville, l’équipe d’Arty Farty l’a pensé d’emblée comme le principal pilier de Nuits sonores, comme le coeur de son identité.Depuis 10 ans, le festival a toujours fait de cette caractéristique une condition sine qua non de son existence, au prix d’une lutte continuelle pour conquérir les territoires les plus fous de la ville.Cette année, Nuits sonores occupera pour la dernière fois la friche industrielle des Anciennesusines Brossette avec la volonté de lui rendre un hommage appuyé, à travers une scénographie et un travail de création visuelle entièrement réinventés. L’édition 2013 sera également l’occasion d’un retour remarqué aux Subsistances . Le magnifique site du quai Saint-Vincent accueillera l’ensemble des programmes de jour :NS Days , Carte blanche, accordée cette année à l’incomparable ville de Bruxelles et enfin Mini sonore, le festival pour les enfants. Un festival de jour largement développé et qui marque sans doute la principale évolution de cette seconde décennie de Nuits sonores.

Mais Nuits sonores, c’est aussi et toujours une histoire d’amour pour le territoire de la nuit. La nuit dans la ville, cet espace-temps de rencontre, de fusion, de partage, de délivrance. La nuit, c’est ce territoire des possibles, cet espace de liberté, de fraternité et, bien sûr, de création. La nuit que nous aimons, c’est avant tout celle des artistes, celle des musiciens, des djs qui bercent notre voyage à travers Nuits sonores.

Car Nuits sonores demeure enfin et avant tout une histoire de musique. Né de la rencontre d’une bande de passionnés de sonorités électro, le festival a construit son ADN sur deux piliers indéboulonnables.Le premier : la diversité, originaire des différents points de vue des fondateurs de Nuits sonores sur la culture électronique et indépendante, et constitutive de cet originel « panorama des musiques électroniques » qui fut la baseline du festival dès 2003. Le second : l’exigence artistique, qui a permis à l’équipe de ne jamais avoir à remplir des jauges ou des affiches à coups de têtes d’affiche, mais plutôt à inventer, éditorialiser, contextualiser, construire patiemment une identité artistique qui permette de gagner, puis de conserver, la confiance du public. Un exercice de dentelle infiniment complexe, mais qui fait la singularité et l’esprit de Nuits sonores.Vincent Carry, Directeur du festival

Carte blanche à Bruxelles

Bruxelles, ma belle... Bruxelles est une ville merveilleuse, comme Nuits sonores les aime. Belle, cosmopolite, ouverte, accueillante et cool. Sur cette dernière qualité, la capitale belge est une sorte d’antidote à la morosité et au stress parisiens, à moins d’1h30 de Paris... et à trois heures de Lyon !Depuis 2002 et nos premières réflexions sur la Carte blanche, Bruxelles est revenue presque tous les ans sur la table des négociations. Mais elle fut doublée en ces temps par d’autres villes auxquelles on ne pouvait pas échapper : Berlin, Manchester, Tokyo, Montréal...Aujourd’hui, l’heure de Bruxelles a sonné ! Et Nuits sonores fait sa déclaration d’amour à la métropole européenne. Car de visites en rencontres, de concerts en déambulations nocturnes, nous avons appris à adorer cette ville. L’aventure de programmation aura été certainement l’une des plus enrichissantes que l’équipe du festival ait connu.Bruxelles est une ville exceptionnelle par l’activité créative foisonnante qui y règne, par la diversité des artistes, des projets. La Carte blanche à Bruxelles aurait pu devenir gigantesque tant les propositions et les opportunités y sont nombreuses. Le talent est présent dans de nombreuses disciplines artistiques et les Bruxellois savent exploiter à merveille les forces vives de leur ville. Ainsi nous avons choisi de ne pas nous focaliser uniquement sur la scène musicale mais de présenter un panorama ultra large de la ville, intégrant le cinéma, le clip et la vidéo, ainsi que le graphisme, la bande dessinée ou le vélo !

Edition 2013 : L'esprit des nuits

Avec cette 11e édition, Nuits sonores entre dans sa deuxième décennie avec autant d’envie et de perspectives que de questionnements sur la construction, de ce qui reste le coeur du festival : la programmation des Nuits. Comment rester exigeant et fédérateur, comment surprendre et se renouveler en gardant une ligne artistique qui a fait l’identité et la résonance du festival ?Depuis 2003, Nuits sonores est inlassablement allé vers de nouveaux territoires artistiques, à l’affût de nouvelles esthétiques, à l’écoute de nouvelles générations d’artistes, et donc de public.À ces interrogations salutaires, l’équipe artistique d’Arty Farty répond encore avec la volonté de construire un festival cohérent, un objet global, éditorialisé, qui formalise des histoires et des rencontres. Chaque plateau, chaque scène se raconte et tisse les liens qui unissent des personnalités artistiques novatrices, icônes ou émergentes. Cette éditorialisation exigeante et passionnée se déploie en trois nuits : neufs plateaux construits par les programmateurs de Nuits sonores, parfois en dialogue avec des personnalités invitées (Pedro Winter et Dan Snaith), d’autres festivals ou structures (Oyafestivalen, Partizan) ou à travers la vitalité d’un territoire (Future Sound of UK).Avec une cinquantaine d’artistes, la programmation des Nuits s’ouvre sur de nouveaux territoires (Afrique, Inde), une nouvelle génération d’artistes émergents (Paradis, The Mujeres, Evian Christ...) tout en poursuivant son accompagnement de la scène locale (Spitzer, Cape Town Effect, Alto Clark...). C’est avec cette éditorialisation à entrées multiples que s’écrit une programmation qui se veut être un medium entre les champs disciplinaires (notamment en liant la musique, la scénographie, la création visuelle et le graphisme), les esthétiques et les générations artistiques. Une programmation dans l’époque mais qui sait d’où elle vient et où elle pourra aller dans la prochaine décennie, ouverte et sensible aux évolutions, mais dégagée des pressions commerciales de l’instant T.

Images sonores

Cette année encore, le programme Images sonores explore de nouveaux champs de la création artistique.Un projet qui se veut résolument innovant et qui sera présenté exclusivement aux usines Brossette pour les derniers jours du bâtiment avant sa destruction.Images sonores 2013 est un parcours dans les différents champs de la création, un « cabinet de curiosité numérique » en quelque sorte où s’inventorient différentes technologies aux services de l’expérience sensible du festivalier. Un festivalier spectateur mais qui est également acteur de ces créations interactives.Avec six projets d’installations, le programme se déploie sur la totalité du site principal de nuit. Il réunit designers, illustrateurs, architectes, graphistes, vidéastes, créateurs lumière et développeurs autour d’une installation scénographique hors-norme, en dialogue avec l’architecture des anciennes usines et réalisée par LFA et le collectif Mooz. Cette installation, véritable colonne vertébrale du site, mettra en perspective les trois scènes et deux espaces d’installations.Ce parcours scénographique et artistique a été conceptualisé et réalisé par Laurent Graber & Antoine Trollat (LFA), Yves Caizergues , Pierre-Marie Oullion (Arty Farty) et avec l’aide du collectif Mooz.

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