L'ancien chanteur du groupe Oasis, Liam Gallagher, revient cette semaine avec un nouveau disque en solo " Why me ? Why not", dix ans après la séparation de son groupe à Paris. Et il n'est toujours pas tendre avec son frère et ancien collègue...

Liam Gallagher à Berlin le 25 juillet 2019
Liam Gallagher à Berlin le 25 juillet 2019 © AFP / BRITTA PEDERSEN / dpa-Zentralbild / dpa Picture-Alliance

FRANCE INTER : Le disque a été enregistré assez vite, c'était un gage de réussite ?  

LIAM GALLAGHER : "J'aime quand ça va vite. Quand tu es dans un groupe comme à la fin d'Oasis, on passait notre vie à enculer les mouches. Les compositeurs avec qui j'ai travaillé savaient ce qu'il faisaient. On avançait vite , on ne se grattait pas le menton en se demandant comment doit sonner la batterie. On va droit au but."

Tu t'es entouré de deux producteurs pour écrire les chansons. Pourquoi ce choix ?

"Je ne peux pas écrire un album moi-même, je ne suis pas un songwriter. Moi, je fais ce que je sais faire. Si je devais finir un album par moi-même, je ne serais pas assis ici avec toi en ce moment, ça prendrait beaucoup de temps, crois-moi ! J'aime co-écrire avec des gens."

Est-ce que c'est un disque qui aborde des problèmes personnels ?

"Il n'y pas de thème à ce disque, le thème c'est la vie ! "Shockwave" est arrivé en premier je crois. "One of us" parle de mes frères, de ma famille, de mes amis, ça ne parle pas uniquement de Noel."

Justement quel est ta définition de la fraternité ?

"J'aime mon frère aîné, j'aime mes deux frères en réalité. Mais je n'ai plus de relations avec Noel. Mais bon, je ne me réveille pas tous les matins en pleurant, hein, c'est comme ça, on est des grands garçons ! Tu vois ce que je veux dire ?"

Oasis fête plusieurs anniversaires en ce moment, d'abord les 25 ans de l'album  "Definitely maybe"... 

"À l'époque c'était plus facile ! On était moins célèbres, on avait moins d'argent, mais on savait s'amuser quand on faisait un disque. Le monde était à nous à cette époque. C'était le bon temps. J'ai des bons souvenirs de "Definitely maybe" et de "(What's the Story) Morning Glory", et de tous les autres !"

L'autre anniversaire, c'est celui de la séparation d'Oasis, ici même à Paris, il y a dix ans... Ça t'évoque quoi ?

"C'était le pire endroit pour se séparer ! Noel s'est transformé en super connard, et demeure un super connard aujourd'hui pour avoir voulu partir, faire de le musique seul... Tout ça pour faire du space disco à la façon de ce putain de Leo Sayer. Voilà ce qui s'est passé !"

Quand as-tu compris que tu étais fait pour monter sur scène ?

"Moi je suis né pour être un frontman, pour être un chanteur... Je me suis rendu compte de ça avec un concert des Stone Roses qui m'a renversé ! Je me suis dit : "ça, c'est pour toi". Pour moi Ian Brown, Mani, John Squire, c'était les Beatles. Je les ai d'ailleurs admirés avant les Beatles. Je lisais leurs interviews, je me documentais sur leurs influences : Hendrix, The Who, les Yarbirds, Love. Ce n'était pas parce qu'ils venaient de Manchester : leur musique était merveilleuse, ils auraient pu venir de n'importe où. J'adorais aussi les Sex Pistols et mon frère les Jam. Je me sens définitivement plus punk que hippie. Je suis encore punk aujourd’hui. Je ne suis pas dans le show business, je ne sors pas avec des célébrités et rien que l'idée de me balader avec Bono, sincèrement, je préfère mourir !"

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