Le musicien électro NSDOS dévoile dans SEQUENCES une composition fabriquée à partir de bruitages d'insectes et autres sons naturels captés en Alaska.

NSDOS en live pour SEQUENCES
NSDOS en live pour SEQUENCES © Radio France / Milgram

NSDOS, alias Kirikoo Des est un artiste sans limite. Désormais il fait faire de la musique aux insectes. Lors d'un voyage en Alaska, une chasse aux sons (comme d'autres partiraient à la pèche à la mouche) il a enregistré avec un micro qui "simule" ses oreilles. En attendant un album en mars 2017, il est passé par une résidence à Radio France, pour le site NouvOson et Culturebox. La composition et le mix qu'il en a tirés sont désormais en ligne.

La musique conçue dans l'espace

SEQUENCES est une série de 12 sessions live, diffusées sur NouvOson et Culture Box.

NouvOson est la première plateforme d’hébergement de productions en son spatialisé. "L'an dernier, nous avions spatialisé des musiques déjà existantes" précise-t-on à la direction du Numérique de Radio France. Pour cette saison 2, Radio France et France Télévisions ont demandé à Adrien Durand de Milgram productions de donner rendez-vous aux artistes les plus inventifs du moment. 5 d'entre eux sont venus travailler en résidence à la maison de la radio.

Pour la direction du Numérique de Radio France il s'agissait désormais "de leur permettre de concevoir une musique nativement spatialisée".

Les équipes de Radio France sont parties du principe énoncé en 1954 par le compositeur Karlheinz Stockhausen : "A l'avenir la musique sera spatiale. Je crois que le mouvement des sons dans l'espace sera aussi important que la mélodie, l'harmonie, le rythme, la dynamique et le timbre."

Ainsi Radio France a permis à ces artistes de se former au son binaural et a mis ses installations à leur disposition. Puis ils ont eu 4 jours de composition, et 2 jours pour mixer. "

Aujourd'hui, la technologie permet de faire évoluer la musique dans l'espace, à 360 degrés, de faire danser les sons, comme si l'on faisait une chorégraphie, précise Molecule, l'artiste venu en résidence pour composer Réminiscences. Cette musique lui a été inspirée par son expérience précédente, 60°43’Nord - récit en son et images d’une création musicale en haute mer, à bord d'un chalutier pendant plus d'un mois.

Romain Delahaye, alias Molecule
Romain Delahaye, alias Molecule © Aucun(e)

Un peu de folie dans la musique

Pour Adrien Durand, c'était une expérience inédite : "Nous avons approché des artistes alors qu’on n'avait rien à leur montrer. Mais nous voulions que le public découvre ce type de musiciens électro en live. Il y a tellement de façons de faire de la musique avec des machines."

Les vidéos mises en ligne correspondent à des live de 30 à 45 minutes durant lesquels les artistes insèrent la composition faite en résidence à Radio France. Certains en ont profité pour s’écarter de leurs habitudes. Par exemple Jacques a fait un morceau plus dansant.

Ces sessions sont filmées de telle sorte que la lumière et la prise de vue et le huis clos, plongent le spectateur au cœur même de la musique électronique dans une position inédite et en immersion totale.

Diffusée depuis le 20 octobre, SEQUENCES est diffusé un jeudi sur deux, sur Culturebox.fr et Nouvoson.

L'avis de Benjamin Leclerc, journaliste spécialisé en musique électronique :

"Au-delà d'une programmation exigeante et exhaustive (axée principalement sur la France, il s'agit d'un tour très complet de la dance music contemporaine et de ses avatars), son intérêt premier est de donner à voir les musiques électroniques. Difficile en effet pour un néophyte de bien discerner ce qu'il entend. C'est ce que permet SEQUENCES en montrant le musicien-compositeur à l'oeuvre avecses instruments . Objectif atteint: on parvient à obtenir de belles images d'une musique particulièrement peu spectaculaire à voir en live (exception faite de Jacques et son show d'homme orchestre dans le dernier épisode mis en ligne).

Le son binaural, pour mémoire

SEQUENCES s’écoute soit en son 5.1 dans son salon, soit en son binaural au casque. Le son 5.1 nécessite un dispositif d’enceintes 5.1 (comme un home cinema, ou même 8.1 pour les chanceux les mieux équipés). Le son binaural nécessite un casque, les deux formats étant différents l’un de l’autre En effet le son binaural résulte d'un artefact de traitement du son qui permet au cerveau de l'auditeur de reconstituer l'espace sonore au moyen d'une simple stéréo.

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