Nino Ferrer l'intégrale
Nino Ferrer l'intégrale © Nino Ferrer / Barclay / Barclay

Nino Ferrer est sans doute l’artiste français le plus éclectique de la planète musique. En rupture avec tous les courants musicaux dès le début des années 60, il mêle dans ses compositions la soul, la pop, le swing et le rythm and blues. Il traverse la décennie avec des chansons burlesques qui égayent la France entière comme « Oh ! hé ! hein ! bon ! », « Les cornichons », « Mirza », « Le téléfon »…

Au tournant des années 70, il opère un changement radical à 180° dans sa musique en s’essayant aux genres rock, jazz-rock et psychédélique, à travers des albums-concept hors-normes (notamment « Métronomie » en 1972 et « Blanat » en 1979) qui le démarqueront du reste de la scène française de l’époque. Nino Ferrer connaît alors une nouvelle série de succès avec “La maison près de la fontaine” et surtout l’immense tube “Le Sud”.

Pour commémorer le 15e anniversaire de la disparition de Nino Ferrer, Universal propose trois nouvelles références, à présent disponibles : la compilation « Nino Swingue ! », la compilation « Nino kids » dédiée aux enfants, et surtout un coffret “Intégrale” de 14 CD comprenant des titres inédits comme “Le téléfon” en allemand et en anglais mais aussi des compositions instrumentales datant de ses tout débuts au sein du groupe les Gottamou, en compagnie de Bernard Estardy. On découvre au fil de ses compositions le goût de Nino Ferrer pour l’absurde mais aussi de remarquables chansons qui empruntent à la bossa-nova (la sublime « La rua Madureira » en 1969 !) et au reggae, mais que l’auteur de « Mirza », souvent catalogué dans les chanteurs comiques, aura beaucoup de difficulté à imposer. A découvrir : 206 chansons réparties sur 14 CD – dont 37 inédites dans ce format. (Barclay / Universal)

« Je veux être noir » (1966) :

« La maison près de la fontaine » (1972) :

Mots-clés :
Articles liés
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.